Merci Parker !

Tony Parker a offert la victoire aux Spurs au buzzer. (Reuters)

Tony Parker a offert la victoire aux Spurs au buzzer. (Reuters)

Pour le deuxième match de saison régulière, les Spurs de San Antonio se sont imposés au buzzer la nuit dernière contre Oklhoma City (86-84) grâce à un dernier tir de Tony Parker. Le Français s'est un nouvelle fois montré décisif en réalisant un double-double (14 points et 11 passes).

"On se souvient de la saison dernière et ces matches perdus face à Oklahoma…" A l’heure d’aborder cette nouvelle saison NBA –la douzième pour le Français, toujours fidèle aux Spurs- Tony Parker ne manquait pas de rappeler le souvenir de l’élimination douloureuse en finale de la conférence ouest la saison dernière par un Thunder, qui alors avait su briser la dynamique de San Antonio, lancé à pleine vitesse vers un nouveau titre. Dans ces conditions, on guettait forcément la performance de T.P. à l’heure des retrouvailles avec Durant et les siens fixées dès la deuxième levée de ce nouveau marathon de la saison régulière. Et on n’a pas été déçu !

Parker, ménagé en présaison, avait déjà affiché la couleur vingt-quatre heures plus tôt en signant 23 points (9 sur 19), dont un tir déjà primé à vingt-quatre secondes de la fin, assortis de six passes décisives et aucun ballon perdu pour participer à l’ouverture victorieuse sur le parquet des jeunes Hornets (99-95). Jeudi, le meneur de jeu tricolore ne totalisait que neuf petits points à l’approche du money-time quand il décocha, bien servi par son compère Boris Diaw, crédité d’une partie solide (10 points, 7 rebonds, 4 passes), un premier shoot extérieur pour permettre à son équipe d’égaliser (84-84).

En face, Oklahoma évoluait donc pour la première fois sans le meilleur sixième homme de la dernière saison, un James Harden qui flambe déjà sous ses nouvelles couleurs de Houston. Russel Westbrook avait bien compilé 18 points, dont quatre lancers francs, pour permettre au Thunder de prendre l’avantage en cette fin de rencontre et Kevin Durant, qui entame sa sixième saison NBA, inscrit 23 points (14 rebonds) pour devenir le deuxième plus jeune joueur de l’histoire à atteindre la barre des 10 000 points en carrière après un certain LeBron James, les vice-champions dévissaient au pire moment.

La perte de balle de Durant à cinq secondes du terme était fatale. Autant que l’écran de Duncan sur un Serge Ibaka, meilleur contreur la saison dernière, qui avait beau se ruer au-devant de Parker, était trop court, malgré ses 2,08m pour empêcher le shoot du Français qui, lui, avait su jouer de toute son expérience pour se débarrasser du marquage et de son jump shoot faire exploser la salle. "Je devais tirer vite, commentera Parker. Parce qu’il venait sur moi très vite". Son hurlement, alors que ses partenaires accourraient pour le congratuler, suffisait à traduire toute sa hargne. A 30 ans, et malgré ces deux fois 35 minutes jouées en deux jours, Parker prouve à son coach Gregg Popovich, soucieux de ménager son Big Three vieillissant –Manu Ginobili, gêné par des problèmes de dos, n’a pas joué ; il pourrait débuter sa saison samedi face à Utah- qu’il reste l’un de ses plus sûrs leaders, en attendant qu’un Nando de Colo, resté sur le banc, ne fasse ses armes. "On aurait pu penser qu’il serait fatigué par ces deux matches en deux jours, confiait "Pop". Mais il avait ses bonnes jambes sur ce tir et a fait du bon boulot."  

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