James: "Un long chemin"

LeBron James savoure son premier succès (Reuters).

LeBron James savoure son premier succès (Reuters).

Une nouvelle fois auteur d'un gros match, avec à la clé un triple double (26 points-11 rebonds-13 passes), LeBron James a sans surprise été élu MVP des Finales NBA. Cette distinction s'accompagne surtout pour la star du Miami Heat d'un premier titre qu'il l'aura longtemps attendu. D'où sa satisfaction légitime, affichée après ce match 5 gagné 121-106, de voir ses efforts récompensés...

Gagner le titre, est-ce comme vous l'aviez imaginé ou encore mieux ?
C'est exactement comme je l'avais imaginé. J'ai longtemps rêvé de cet instant, y compris la nuit dernière et y compris aujourd'hui. Mon rêve est maintenant devenu réalité et c'est la meilleure sensation de ma vie.

Certaines personnes vous ont critiqué en disant que vous étiez un joueur égoïste. De quelle façon cette critique vous a-t-elle motivé ?
L'an dernier, j'ai laissé (les critiques) m'affecter. Je jouais pour prouver aux gens qui disaient que j'étais égoïste qu'ils avaient tort. Ça m'a énormément atteint, parce que je sais que c'est un sport d'équipe. Les entraîneurs que j'ai eus dans ma jeunesse ont toujours insisté là-dessus. Et pour gagner un titre de champion, peu importe le niveau, il faut le faire en équipe. Perdre en finale l'an dernier est la meilleure chose qui me soit arrivée. Ça m'a rendu humble. Je savais que je devais changer en tant que basketteur et en tant qu'homme pour obtenir ce que je voulais.

Pensez-vous que tout ce que vous avez connu durant ces neuf années passées en NBA avant de réussir à gagner un titre était finalement dans la logique des choses ? Comme pour Michael Jordan, Isiah Thomas ou Dirk Nowitzki, vous avez dû attendre...
Ce parcours est le mien. Je ne veux pas le comparer à celui d'un autre joueur, mais ça a clairement été un long chemin. Le fait d'être un lycéen prodige et de faire la couverture de Sports Illustrated à 16 ans, le fait d'être drafté et de devenir le symbole d'une franchise, avec tout ce qui va avec, j'ai dû gérer tout ça et j'ai dû apprendre au fur et à mesure. Personne n'a connu ça avant moi, donc j'ai dû apprendre tout seul. Mais je suis heureux de pouvoir dire, neuf ans après avoir été drafté, que je suis un champion. Et je l'ai fait comme il le faut. Je n'ai pas pris de raccourci. J'ai travaillé dur et ça a été un vrai dévouement, mais le travail finit toujours par payer. C'est un moment formidable pour moi.

"Kevin Durant est un sacré joueur"

Avec toutes les joies et toutes les peines que vous avez connues, qu'avez-vous appris sur vous-même ?
La chose la plus importante que j'ai apprise est que vous ne pouvez pas contrôler ce que les gens disent sur vous. Il faut donc rester soi-même et rester vrai avec les gens qui vous entourent et ceux que vous aimez. Vous savez, j'ai beaucoup travaillé pour obtenir ce titre. J'ai dû prendre une semaine et demie ou deux semaines de vacances l'an dernier après la finale perdue contre Dallas. Et puis je suis retourné à la salle pour m'entraîner. Ça montre juste que lorsque vous vous donnez à fond, ça finit par payer et le jeu vous le rend.

Juste après le coup de sifflet final, on vous a vu parler à Kevin Durant. Que lui avez-vous dit ? Et pensez-vous être le meilleur joueur au monde aujourd'hui ?
Kevin Durant est un sacré joueur, l'un des meilleurs joueurs que l'on a dans cette ligue. Chapeau bas. En gros, je lui ai dit que j'étais fier de lui, de tout ce qu'il a fait cette année. Il va pouvoir se servir de cette expérience comme une motivation, comme moi je l'ai fait. Avec un peu de chance, je n'aurais pas à l'affronter de nouveau. Nous avions travaillé ensemble l'été dernier. J'avais imaginé que nous pourrions nous retrouver en finale quelques mois plus tard, mais je ne savais pas que ça allait arriver. Donc le fait que cela se produise, ça a été un grand moment pour nous deux. Quant à votre deuxième question, c'est à vous de juger. Tout ce que je sais, c'est que je suis champion et c'est tout ce qui compte.

Plutôt Dunk ou 3 points ? Pariez sur la NBA avec PMU.fr

en images
Show ! Pour du beurre Pour du beurre Nando décolle haut Batum s'éclate