Deux titres à Miami !

LeBron James et Miami ont mérité leur heure de gloire. (Reuters)

LeBron James et Miami ont mérité leur heure de gloire. (Reuters)

En remportant largement le cinquième match des finales contre Oklahoma City (121-106), Miami a remporté jeudi soir le deuxième titre NBA de son histoire, après celui décroché en 2006. Avec un dernier triple-double pour la route (26 points, 11 rebonds, 13 passes décisives), LeBron James a été logiquement élu MVP. Une consécration pour LBJ et le Heat.

La Decision aura donc été la bonne. N’en déplaise à Daniel Gilbert, le propriétaire des Cavaliers, qui avait promis aux fans de la franchise de l’Ohio que Cleveland remporterait le titre NBA avant «ce traître de LeBron James», parti à Miami à l’été 2010 pour rejoindre Chris Bosh et Dwyane Wade et former les Tres Amigos, les trois compères de la classe 2003 ont vu juste. Un an après avoir calé en Finales face aux Mavs de Dirk Nowitzki (4-2), le Heat a cette fois été jusqu’au bout, déjouant la plupart des pronostics pour finalement dominer le Thunder en cinq manches (4-1).

Et si les hommes d’Erik Spoelstra avaient pu voir certains fantômes de 2011 resurgir après la défaite concédée dans l’Oklahoma lors du match 1, Miami n’aura, somme toute, guère été mis en danger. Les quatre premiers épisodes de la série ont certes été indécis, mais après avoir récupéré la main dès le match 2, les Floridiens ont même pu boucler l’affaire à domicile, devenant ainsi, après les Pistons en 2004 et… le Heat en 2006, la troisième équipe dans l’histoire de la Ligue à aligner trois succès dans son antre depuis l’instauration du format 2-3-2 dans les Finals NBA. Avec, pour finir, un dernier succès en forme d’apothéose.

Car cette fois, Miami n’a même jamais tremblé. Si ce n’est en tout début de match, LeBron James et consorts n’inscrivant en effet qu’un maigre panier au cours des cinq premières minutes. Mais puisque les hommes de Scott Brooks n’étaient pas plus inspirés, le Heat n’a même pas eu à courir après le score comme lors du match 4. Et passée cette mise en route poussive, ce sont bien les Floridiens qui ont fait la course en tête. Après avoir compté 17 longueurs d’avance dès le deuxième quart (53-36, 19e), Miami a certes pu voir le Thunder recoller au retour des vestiaires (59-54, 25e), mais OKC n’a pas eu le temps d’y croire. La faute à une nouvelle accélération floridienne, le Heat affichant cette fois jusqu’à 26 points d’avance (93-67, 35e) avant de dérouler dans la dernière ligne droite. De quoi pouvoir offrir à Ronny Turiaf et ses compères du bout du banc leurs premières minutes dans ces Finales…

Un succès collectif

Le sort de la rencontre était scellé depuis longtemps et LeBron James pouvait bien savourer "le plus beau jour de sa vie" en s’agitant au bord du parquet. Après être resté trop court d’un rebond lors du match 4, King James venait en effet de parachever son œuvre d’un triple-double avec 26 points à 9 sur 19 aux tirs, 11 rebonds et 13 passes. De quoi bien mériter, pour aller avec ce premier titre NBA, le trophée de MVP des Finals. "Ce titre signifie beaucoup pour moi, pouvait-il commenter, j’ai pris une décision difficile en quittant Cleveland, mais j’étais convaincu que mon avenir était ici. C’est un rêve qui devient réalité. On a parfois été critiqués mais on a eu raison."

Et comme un symbole, pour cette dernière, c’est d’ailleurs tout le Big Three qui a brillé. Dans le sillage de leur leader, Dwyane Wade et Chris Bosh ont en effet respectivement rendu 20 points à 7 sur 12 et 8 rebonds et 24 points à 9 sur 14 et 7 rebonds, remportant ainsi la bataille des tridents face à leurs homologues du Thunder. Kevin Durant a certes compilé 32 points et 11 rebonds, James Harden s’est certes réveillé avec 19 points, mais si Russell Westbrook a également affiché 19 points, c’est au prix d’un terrible 4 sur 20 aux tirs. Une maladresse rédhibitoire pour les visiteurs.

Et ce d’autant plus que les Tres Amigos n’ont pas été les seuls à briller côté floridien. Car après Shane Battier et Mario Chalmers, par ailleurs encore à leur aise avec 11 points et 10 points-7 passes, c’est cette fois Mike Miller qui s’est invité à la noce, terminant avec 23 points et un incroyable 7 sur 8 à trois points. Derek Fisher pouvait bien inscrire 11 points pour le Thunder, Oklahoma City ne pouvait pas rivaliser. Kevin Durant le reconnaissait d’ailleurs sans peine. "Il n’y a pas à rougir de cette défaite, expliquait en effet la star du Thunder, on peut être fier de cette saison et on sait ce qu’il nous reste à faire pour aller au bout: continuer à travailler. Miami s’est relevé de sa défaite l’an passé, à nous de les imiter. Même s’il faudra encore compter sur eux la saison prochaine." On n’en doute pas…

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