Muffat, ça déménage !

Camille Muffat s'affiche comme une prétendante sérieuse au titre de championne olympique du 200 libre. (Maxppp)

Camille Muffat s'affiche comme une prétendante sérieuse au titre de championne olympique du 200 libre. (Maxppp)

Venue prendre du plaisir après deux gros mois d’entraînement, selon les propos de son entraîneur, Fabrice Pellerin, Camille Muffat ne s’est pas contentée d’amuser la galerie mercredi lors de la première journée du meeting de Canet-en-Roussillon. La Niçoise a tout simplement battu son propre record de France du 200 mètres en 1'54"66. Sorties encourageantes aussi pour Yannick Agnel sur 200m (1'45"24), Camille Lacourt sur 100m dos (54"24) ou encore Florent Manaudou sur 50m (22"36).

Federica Pellegrini n’a qu’à bien se tenir, Camille Muffat promet d’être une adversaire redoutable à Londres. La Française, dont Philippe Lucas, l’ancien entraîneur de la belle italienne, ne cesse de louer les qualités, l’a encore rappelé à un mois et demi de l’échéance olympique en rognant mercredi, lors de la première journée du meeting de Canet-en-Roussillon, la deuxième étape du Mare Nostrum, de deux deuxièmes son propre record de France du 200 mètres nage libre. Sa précédente marque de référence (1'54"87), déjà meilleure performance mondiale de l’année, datait des championnats de France de Dunkerque. Elle est aujourd’hui ramenée à 1'54"66.

La performance n’est pas neutre alors que la Niçoise, au même titre que son compère Yannick Agnel, sortait de deux gros mois d’entraînement en vue des JO. Son mérite n’en est que plus grand alors qu’elle pouvait légitimement accuser le coup physiquement. "Il y a un état d’investissement, de concentration sur les éléments techniques, de motivation, qui compense la fatigue et j’en suis ravi, apprécie d’ailleurs son entraîneur, Fabrice Pellerin, interrogé sur Sport+. C’est important parce que les Jeux ne vont pas seulement se jouer sur la méthodologie ou sur le travail mais aussi sur la capacité des nageurs à avoir une belle confiance en ce qu’ils sont et en ce qu’ils sont capables de faire."

Dans les faits, Muffat est donc capable de finir plus fort encore qu’à Dunkerque malgré le poids d’une grosse charge de travail. On imagine à peine ce que cela pourrait donner à Londres. Ses adversaires doivent d’ailleurs déjà y penser, chaque course étant scrutée, analysée par la concurrence, à l’image des Anglais venus dans les Pyrénées-Orientales avec leur staff vidéo au grand complet. Si près des JO, n’y a-t-il pas dès lors un risque à s’afficher ainsi ?

"Il y a beaucoup de paramètres qui entrent en jeu… Qui vous dit qu’elle n’a pas caché des choses, elle s’est peut-être retenue, qui sait ?, répond Fabrice Pellerin. J’ai pensé à un moment donné qu’il était peut-être plus intéressant de cacher son jeu, toutes les avancées que l’on fait en cours d’année alertent un peu la concurrence et montrent la voie. Mais il ne faut pas se leurrer, les Américains par exemple se foutent pas mal de ce qui a été fait par les uns ou les autres. Si on est prêt à avancer, il faut assumer ce que l’on est capable de faire et se préparer pour faire encore mieux aux Jeux Olympiques. J’encourage les nageurs à assumer leurs ambitions et à aller de l’avant."

Vainqueur en 1'45"24 de son 200 mètres, Agnel adhère à ce discours que ne renieraient pas Camille Lacourt, dominateur sur 100m dos (54"24), ou encore Florent Manaudou, vainqueur du 50m (22"36). Le tout dans une saine émulation qui pourrait faire des vagues à Londres…

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