Evans, rêve envolé ?

Londres est compromis pour Janet Evans. (Reuters)

Londres est compromis pour Janet Evans. (Reuters)

Éliminée dès les séries du 400 mètres, mardi à Omaha dans le cadre des sélections américaines, Janet Evans semble avoir laissé passer sa chance d'aller à Londres. Triple médaillée olympique à Séoul, la nageuse de 40 ans veut malgré tout encore y croire avec l'épreuve du 800 mètres qui aura lieu samedi.

Certes, le pari était un peu fou, mais elle pouvait espérer faire bonne figure au regard des temps obtenus lors des qualifications pour ces "Trials". De retour dans les bassins avec Mark Schubert, son coach de toujours, après avoir été écartée de la fédération américaine de natation il y a deux ans, Janet Evans n'a pas réussi son come-back car avec le 80e temps des séries du 400 mètres, en 4'21"29, bien loin d'ailleurs de son meilleur chrono lâché lors des Jeux de Séoul... en 1988 (4'3"85), il faudrait désormais un miracle pour la retrouver du 26 juillet au 12 août à Londres.

"J'étais nerveuse comme jamais, a-t-elle affirmé à l'issue de sa contre-performance. Autrefois, quand j'allais aux sélections, je savais que j'allais finir première ou deuxième. Là, c'est un état d'esprit différent. Ce n'est pas le résultat que j'espérais. J'espère faire mieux dans le 800 m." Mais avec seulement le 45e temps de toutes les filles engagées sur cette distance, on ne voit évidemment pas comment elle pourrait refaire surface et surprendre ses adversaires samedi prochain. Selon toute vraisemblance, l'ancienne reine du demi-fond n'ira pas à Londres.

Dans les bassins du CenturyLink Center, Janet Evans devrait laisser à la nouvelle génération de la natation made in USA le soin de prendre le pouvoir en vue des Jeux Olympiques. Avec huit filles de moins de vingt ans dans sa série matinale, celle qui fut la détentrice pendant près de deux décennies des records du monde du 400 et du 800 m faisait bien sûr figure de légende vivante à Omaha, mais pas assez sans doute pour créer la sensation. Au bout du compte, et malgré l'échec évident de ce come-back plutôt osé, son palmarès est suffisamment élogieux pour qu'elle n'ait plus rien à prouver aux autres.

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