De la revanche dans l'air

Michael Phelps a retrouvé le sourire à Omaha. (Reuters)

Michael Phelps a retrouvé le sourire à Omaha. (Reuters)

Battu sur le 400 mètres 4 nages, Michael Phelps a cette fois pris le dessus sur Ryan Lochte, mercredi à Omaha dans le cadre des sélections américaines, en dominant son compatriote en finale du 200 mètres nage libre. Troisième sur le 100 mètres dos, Natalie Coughlin n'ira pas à Londres tandis que côté masculin, Matt Grevers n'est plus très loin du record d'Aaron Peirsol sur cette même distance.

Le Century Link Center d’Omaha a pris feu. Au bord du bassin, où les flammes accompagnent les nageurs sur leurs dernières longueurs quand les courses sont serrées. Et dans l’eau où le spectacle a été immense mercredi lors de la troisième journée des sélections américaines pour les Jeux Olympiques de Londres. Une soirée exceptionnelle lancée, après les demi-finales dames du 200 mètres nage libre (une distance sur laquelle Allison Schmitt s’annonce comme la seule rivale américaine de Camille Muffat), par l’acte II du duel entre Michael Phelps et Ryan Lochte, les deux gloutons de la natation US. Battu lundi en ouverture sur 400 mètres 4 nages, épreuve sur laquelle il pourrait devenir le premier nageur à décrocher trois médailles d’or de suite aux JO, le héros de Pékin a pris sa revanche face à l’homme de l’année 2011 (cinq titres et un record du monde lors des Mondiaux de Shanghai) sur 200 mètres nage.

Phelps (1'45"70) devant Lochte (1'45"75), les deux hommes seront donc au rendez-vous de Londres, parmi les nombreux adversaires de Yannick Agnel qui conserve la meilleure référence mondiale de l’année sur la distance (1'44"42) claquée lors des championnats de France de Dunkerque. Une position de leader dans sa classe que ne peut plus revendiquer Camille Lacourt. Champion du monde du 100 mètres dos (un titre partagé avec Jérémy Stravius), le Marseillais, passé à Dunkerque en 52"75, voit débouler un sérieux client pour le titre à Londres, Matt Grevers, qui a affolé les compteurs (52"08) pour n’échouer qu’à 14 centièmes du record du monde de son compatriote Aaron Peirsol (51"94).

Coughlin ne retrouvera pas Manaudou

Du très lourd ! "Je suis très excité. Ryan Lochte, Michael Phelps, ces garçons savent qu’ils vont le faire, pas moi. Donc je suis vraiment remonté par ce que je viens de faire", appréciait celui qui devient le petit caillou dans la chaussure de Lacourt, lequel aura l’occasion de réagir lors de l’Open EDF dans une semaine à la Croix Catelan. Une épreuve sur laquelle les Américains sont décidemment en verve puisque Missy Franklin avait signé quelques minutes plus tôt un nouveau record des Etats-Unis en 58"85, effaçant des tablettes une certaine Natalie Coughlin, seulement troisième de la course (1'00"06) derrière Rachel Bootsma (59"46) et donc pas qualifiée pour les Jeux Olympiques après avoir déjà échoué sur 100 mètres papillon.

"Ce n’est pas vraiment ce que j’espérais mais j’ai fait ce que je devais faire", a réagi la double championne du monde de la spécialité, qui compte neuf médailles olympiques à son immense palmarès. "Je suis un peu déçu mais pas autant que ce que les gens peuvent le penser. Je suis fière de ce que j’ai accompli sur 100 mètres dos. Place maintenant à Missy et Rachel." Deux filles qui, avec la Russe Anastasia Zueva (58"97), la Japonaise Aya Terakawa (59"08) et l'Australienne Emily Seebohm (59"36), promettent de se livrer une énorme bataille pour le titre olympique. Laure Manaudou (1'00"16) aura la chance de s’y assister. Pour s’y mêler, c’est autre question. On n’efface pas 18 mois d’absence des bassins aussi facilement, qu’on s’appelle Coughlin ou Manaudou.

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