JO 2024 - Alain Bernard : " Pas envie de construire une piscine qui tombe à l'abandon derrière "

JO 2024 - Alain Bernard : ©Media365
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Rédaction Sport365, publié le mardi 16 mai 2017 à 16h27

Présent lors de la visite de la Commission d'évaluation du CIO en France ces derniers jours, le champion olympique 2008 de natation Alain Bernard en a profité pour pointer le manque de piscines en France.

Alain Bernard, quel est votre message à la commission d'évaluation du CIO, qui visite actuellement les sites qui pourraient accueillir les JO 2024 ?
Il faut leur montrer qui on est, c'est tout, avec notre particularité, notre caractère à la française (sourires), notre terroir, notre savoir-faire. Il ne faut pas se voiler face. Il faut montrer qui on est, ce que l'on veut, où on veut aller, et tout faire pour les séduire dans l'idée que le meilleur choix qu'ils aient à faire, c'est de nous choisir plutôt que Los Angeles.

Quelle est la principale force du dossier parisien ?
Je ne saurais pas dire quelle est la principale force. Chacun développe sa stratégie de communication. Pour le petit clin d'œil, ça ferait 100 ans après les JO de 1924, ça sonne bien. Los Angeles a déjà accueilli les Jeux trois fois. Ce serait un message fort. On est plutôt serein. Le travail a été fait. On est vraiment satisfait de notre implication. (...) Ce qui fait la force de notre candidature, ce sont ces deux sites l'un à côté de l'autre, avec le village olympique, avec un temps de parcours très court pour les athlètes, et ça peut avoir une influence psychologique sur la performance à réaliser.
Bernard : « On a vraiment un déficit de piscines en France »
Avoir les JO à Paris permettrait de construire enfin une grande piscine en France...
C'est vrai qu'en France, on a vraiment un déficit de piscines, on a un parc de piscines vieillissant. En 1970, il y a eu le projet 1000 piscines, mais ces piscines arrivent en bout de vie. Et aujourd'hui, à l'image de St-Denis, il y a quand même des enfants qui n'ont pas accès à l'apprentissage de la natation. C'est anormal, car c'est un service public qui doit leur être rendu. Construire un grand équipement pourrait permettre d'éveiller les consciences. Il faudra que ce grand équipement soit à la mesure des Jeux Olympiques en temps voulu, et qu'il soit un héritage capable d'accueillir des grandes compétitions, et surtout d'offrir l'apprentissage à ces jeunes. L'aspect héritage est très important pour nous. On n'a pas envie de construire quelque chose qui tombe à l'abandon derrière, à l'image d'Athènes, ça fait mal au cœur. On a un projet de piscine modulable qui soit pérenne dans le temps. Surtout quand il y a autant d'investissement. On ne peut pas se permettre de faire quelque chose sur un seul événement avec l'argent public. On pense à nos générations futures. C'est forcément un message fort pour la Commission d'évaluation.



 
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