Facile comme Serena

Le sourire de Serena. (Reuters)

Le sourire de Serena. (Reuters)

L'Américaine Serena Williams a décroché la médaille d'or du simple dames des Jeux Olympiques de Londres, samedi après-midi, en écrasant la Russe Maria Sharapova (6-0, 6-1) sur le gazon de Wimbledon. L'ancienne numéro un mondiale n'a eu besoin que de 62 minutes pour l'emporter. La Biélorusse Victoria Azarenka avait un peu plus tôt pris le bronze.

Elle a 30 ans et a désormais tout gagné. Plus grande joueuse de tennis du 21e siècle, Serena Williams était venue à Londres dans le seul but de décrocher le titre olympique en simple, le seul grand objectif qu’elle n’avait pas encore accompli. Médaillée d’or en double avec sa grande sœur Venus à Sydney et à Pékin, l’Américaine y est parvenue à Londres à l’issue d’un tournoi qu’elle a survolé, au point de ne perdre que 17 jeux en six matches, soit une moyenne inférieure à trois par partie ! En finale, samedi sur le gazon de Wimbledon, là où Serena avait glané un 14e titre du Grand Chelem le mois dernier, Maria Sharapova a dû attendre le dixième jeu du match pour en gagner un, le seul qu’elle aura pu chaparder à la n°4 mondiale.

La Russe a vécu un véritable cauchemar, à la fois court (1h03) et interminable. Complètement dominée dans tous les secteurs du jeu, la récente lauréate de Roland-Garros, déjà menée 8-2 dans ses confrontations avec la Californienne avant d’entrer sur le court samedi, n’a rien pu faire pour éviter de se faire souffler par la tornade Serena. La cadette des Sisters, au sommet de son art, a multiplié les coups gagnants, tous aussi puissants et précis les uns que les autres. Le premier set, sans anicroche, était bouclé en une demi-heure (6-0). Déjà, Sharapova avait compris. La démonstration de l’Américaine se poursuivait dans la seconde manche, au cours de laquelle la native de Sibérie avait du mal à contenir ses larmes. Un calvaire.

Pour Williams, qui, cerise sur le gâteau, mettait fin aux débats sur un 10e ace (6-1), l’après-midi fut parfaite. Comme dans un rêve. Ivre de bonheur aussitôt le titre acquis, celle qui n’a pas d’adversaire sur le circuit lorsqu’elle joue à son meilleur niveau a réussi le pari que Roger Federer s’est lui aussi fixé en arrivant à Londres. L’Américaine pourra même se targuer en cas de victoire du Suisse demain en finale d’avoir aussi triomphé en Fed Cup, ce que le n°1 mondial n’a jamais fait en Coupe Davis.

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