Une promenade chez les Anglais

Nikola Karabatic, comme ses coéquipiers, se sont baladés face à la Grande-Bretagne. (Reuters)

Nikola Karabatic, comme ses coéquipiers, se sont baladés face à la Grande-Bretagne. (Reuters)

Opposée à la modeste Grande-Bretagne, l'équipe de France n'a pas forcé son talent pour écraser le pays hôte de la compétition (44-15), dimanche, lors de son entrée en lice dans la phase de poules. Les Bleus de Nikola Karabatic ont eu du mal à embrayer avant de lâcher les chevaux au fil d'une rencontre sans grand enseignement pour la suite de leurs aventures londoniennes.

La Grande-Bretagne a payé pour apprendre. Complètement étranger au haut niveau du handball, le pays hôte, qui depuis 2007 a construit une équipe pour pouvoir participer à ses Jeux Olympiques, a pu s’apercevoir dimanche soir de l’écart qui le sépare encore des meilleurs. Il faut dire que pour l’ouverture du tournoi, les joueurs locaux, dont six sur quatorze de l’effectif ne sont pas nés au pays, faisaient face à l’équipe de France, la référence absolue de ces dernières années. Pour l’occasion, l’enceinte prévue pour la compétition, la Copper Box, était copieusement garnie. Elle a même explosé lorsque Steven Larsson trompait le premier la vigilance de Thierry Omeyer de loin. La Grande-Bretagne menait alors 1-0 face aux champions olympiques, et ça valait presque une victoire.

La suite fut moins avantageuse pour les Britanniques, même si pendant plus d’un quart d’heure ils donnaient un peu de fil à retordre aux Bleus, pas suffisamment concernés dans les premières minutes (10-6, 17e). Pour remuer un peu ses troupes, le chef d’orchestre, Claude Onesta, insufflait assez vite un peu de sang neuf. Avec réussite. Guillaume Joli, Jérôme Fernandez et Cédric Sorhaindo trouvaient très vite la faille dans la défense adverse, tandis que Samuel Honrubia, titularisé en lieu et place de Michaël Guigou, le seul des 14 joueurs préservés ce soir, enfilait les buts comme des perles. En passant un 10-1 à une équipe de Grande-Bretagne alors complètement dépassée, les Français atteignaient la mi-temps sur un écart déjà conséquent (21-7).

Celui-ci ne faisait qu’enfler après la pause, avec des joueurs bien en jambes, notamment Joli (11 buts), Fernandez (9 buts) et Honrubia (7 buts) les plus efficaces, pour finalement s’arrêter à +29 (44-15). Onesta a profité de cette tranquille entrée en matière pour donner du temps de jeu à tous ses joueurs histoire de les mettre dans le bain, même si l’intensité de la rencontre était à peine celle d’une rencontre amicale. Pour les Bleus, revanchards après leur Euro serbe manqué en début d’année, les Jeux Olympiques débuteront vraiment mardi contre l’Argentine. Une occasion idéale pour poursuivre leur montée en puissance.

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