Un premier test manqué

Daniel Narcisse et les Bleus n'ont pas survolé l'Islande. (Reuters)

Daniel Narcisse et les Bleus n'ont pas survolé l'Islande. (Reuters)

Après avoir dominé des adversaires largement à sa portée, l'équipe de France s'est heurtée à l'Islande (30-29) ce samedi, en match de poules des Jeux Olympiques de Londres. Pour la revanche de la finale de Pékin, les Bleus ont été un peu trop fébriles. Mais cette défaite ne remet pas en cause la suite de la compétition.

L'avenir s'assombrit. Si l’équipe de France espère conserver son titre olympique, ou au moins s’offrir une médaille, la suite de sa compétition s’annonce pour le moins compliquée. La faute à cette défaite face à l’Islande, samedi, dans le Copper Box londonienne (30-29). Avec ce revers, les Bleus laissent en effet la première place de la poule aux Islandais, et un quart de finale a priori plus abordable en perspective. Au lieu de ça, et selon le résultat qu’ils obtiendront face à la Suède, lundi, les hommes de Claude Onesta devront croiser le fer avec l’Espagne ou le Danemark.

Rien de bien réjouissant donc. Surtout à la vue de la partition rendue face à l’Islande, son premier adversaire de standing dans ce tournoi. On a ainsi vu quelques fantômes serbes réapparaître, sur le Taraflex anglais. Premier d’entre eux, cette défense qui n’est plus la muraille sur laquelle les Tricolores ont toujours su s’appuyer lors de leurs formidables conquêtes passées. Didier Dinart est moins omniprésent, et l’édifice semble plus fragile, plus soumis aux sautes de concentration, face à des adversaires qui connaissent désormais les secrets tricolores sur le bout des doigts.

Fernandez: "Ça se joue sur des détails"

Autre fantôme, celui des faillites individuelles. Sur le banc des accusés, Michaël Guigou et Xavier Barachet n’ont une nouvelle fois pas réussi à hisser leur niveau de jeu, et ont bien vite été rappelés par Claude Onesta. Sans arrière droit, c’est Jérôme Fernandez qui a endossé l’ingrat costume du droitier à droite. Et le capitaine tricolore a été admirable. Avec neuf buts au total, le Toulousain a longtemps maintenu l’espoir dans le camp tricolore, bien aidé par les belles partitions de Samuel Honrubia et Nikola Karabatic, quatre buts chacun.

Ces trois-là ont donc permis aux Bleus, longtemps derrière en première période (8-12, 21e), de vivre une fin de match à suspense. Les Tricolores ont même entamé le money-time devant (28-27, 56e). Mais ces moments-là ne sont désormais plus le territoire exclusif de l’équipe de France. Cette fois, la lucidité, le supplément de hargne et l’efficacité étaient du côté islandais. "Ça se joue sur des détails, et c’était une très bonne équipe en face, souffle Fernandez sur France 2, pas plus inquiet que cela sur la suite. Hormis la Croatie, on a pu voir que dans l’autre poule les autres équipes ne sont pas au top non plus. On savait qu’on allait de toute façon avoir un quart difficile. Il faudra tout donner."

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