Les Bleues ont dû s'arracher

Les Française ont décroché le nul in extremis face à l'Espagne. (Reuters)

Les Française ont décroché le nul in extremis face à l'Espagne. (Reuters)

Deux jours après sa victoire face à la Norvège, l’équipe de France a senti passer le vent du boulet, lundi, face à l’Espagne (18-18). Menées tout au long de la rencontre, les Bleues n’ont dû leur salut qu’à un ultime but d’Allison Pineau, à trois secondes de la fin. Catastrophiques en attaque, les Tricolores devront se montrer plus constantes à l’avenir, pour espérer aller loin dans le tournoi olympique.

"Il faut qu'on continue à défendre comme on l'a fait ce soir et surtout qu'on reste au même niveau. Parce que notre démon est là..." Prononcés samedi après la victoire face à la Norvège, les mots de Siraba Dembélé semblent désormais tenir de la prophétie. Il faut dire que ces Bleues-là se connaissent bien, et savent que l’inconstance les guette à chaque coin de rue. Deux jours après leur victoire face aux grandissimes favorites norvégiennes, les filles d’Olivier Krumbholz ont donc fait honneur à leur réputation, avec un match raté dans les grandes largeurs.

"C’est un match qu’on aurait peut-être dû perdre", reconnaît d’ailleurs le sélectionneur, au micro de France 2. Mais au final, un tir à la hanche d’Allison Pineau à trois secondes du terme de la rencontre sauve les apparences, et permet aux Tricolores d’accrocher le match nul (18-18). "Tout le mérite revient aux joueuses, qui n’ont rien lâché, et se sont accrochées jusqu’au bout. Ça prouve que l’on a une équipe qui se bat", souffle un Krumbholz qui aura tout de même beaucoup à dire à ses filles, en vue du prochain match, face à la Suède.

Dembélé et Tervel surnagent

Et la majeure partie de son discours devrait concerner l’attaque placée, éternel problème de son équipe de France. Avec notamment Signate à côté de ses pompes, et Ayglon, Pineau ou Lacrabère plus laborieuses, le collectif bleu a eu toutes les peines du monde à percer le rideau défensif d’une équipe espagnole accrocheuse et revancharde après sa défaite augurale face à la Corée. "Il y a eu des moments où notre jeu était vraiment médiocre", regrette le sélectionneur.

Seules Dembélé, toujours plus impressionnante avec six buts, et l’expérimenté Tervel (5 buts), ont finalement réussi à maintenir le navire à flots, avant de voir Pineau sauver les meubles. Avec trois points en deux journées, les Bleues ont encore leur destin entre les mains pour aller décrocher la première place de la poule, synonyme de quart de finale abordable. Pour cela, il faudrait encore tout gagner. Une mission largement à la portée du collectif... si tant est que cette piqûre de rappel soit bel et bien suivie d'effets…

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