Comme à l'entraînement

Comme face à la Grande-Bretagne, l'équipe de France n'a pas eu à forcer son talent pour se défaire de l'Argentine (32-20), ce mardi, lors de la deuxième levée du tournoi olympique. Appliqués, Nikola Karabatic et consorts ont fait preuve de sérieux et n'ont jamais été inquiétés par leur adversaire du soir.

"C’est une équipe qu’il faut bien gérer dans les débuts de match pour surtout ne pas la laisser s’enflammer, y croire." Claude Onesta avait prévenu, ses joueurs se devaient d’entrer du bon pied dans leur match face à l’Argentine, et éviter de se laisser endormir par l’horaire tardive de la rencontre. Ses hommes ont parfaitement rempli leur contrat, et se sont du même coup offert un match facile, dans la lignée de leur balade face à la Grande-Bretagne, dimanche. Au final, la victoire est large (32-20), et le sélectionneur peut se satisfaire de la copie rendue par sa troupe.

"On monte en puissance, confirme de son côté Didier Dinart, au micro de France 2. On a fait un match plein. Mais n’oublions pas que ce n’était encore que l’Argentine." Une équipe certes accrocheuse, mais pas assez homogène, ni assez physique pour inquiéter le collectif tricolore. Bien en place défensivement, les Bleus ont ainsi pu mettre en place un jeu offensif plaisant, à l’image d’un Nikola Karbatic percutant, et auteur d’un parfait 7/7 aux tirs. Mais ses coéquipiers ne sont pas en reste, à l’image d’un Daniel Narcisse épanoui au poste de demi-centre, ou d’un Luc Abalo qui a pu faire admirer les quelques éclairs de génie qu’il possède dans son balluchon.

En fait, s’il fallait tirer un enseignement négatif de cette rencontre, il fallait regarder dans les tribunes. Absent de la feuille de match, Michaël Guigou n’a toujours pas disputé la moindre minute durant ces Jeux. Gêné tout au long de la saison, l’ailier gauche avait pourtant pris soin de se reconstruire durant la préparation. Reste que Claude Onesta a semble-t-il encore décidé d’être précautionneux avec son joueur. "On a bien ciblé les priorités et les objectifs. On veut être prêts pour les quarts de finale, et c’est là que la compétition débutera vraiment. Autant donc l’aborder avec un maximum d’atouts", explique le sélectionneur, dans les colonnes de L’Equipe. L’ailier montpelliérain pourrait donc encore ronger son frein pour quelques jours…

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