C’est mieux comme ça

Daniel Narcisse a livré un bon match face à la Suède. (Reuters)

Daniel Narcisse a livré un bon match face à la Suède. (Reuters)

Battue par l’Islande il y a deux jours, l’équipe de France a bien réagi ce lundi en dominant la Suède (29-26) pour son dernier match dans la phase de poules du tournoi olympique. Plus convaincants dans le jeu, les Bleus ont retrouvé de la fluidité sur le plan offensif, malgré un peu de fébrilité dans les dernières minutes. Place à l'Espagne désormais en quart de finale mercredi prochain.

La défaite face à l’Islande est effacée. Il en fallait sans doute plus pour faire vaciller l’équipe de France dans ce tournoi olympique, même si quelques doutes ont affleuré. Pas les démons de l’Euro en Serbie, les joueurs l’assurent. Mais des petits problèmes à régler. Les joueurs de Claude Onesta en ont réglé quelques-uns ce lundi en dominant la Suède (29-26) pour leur dernier match de poules. L’impression dégagée a de quoi rassurer: la fluidité offensive est revenue, les cadres de l’équipe n’ont pas failli et l’impact défensif a été intéressant. Seul bémol, récurrent ces derniers temps, avec une fin de match crispante, parfois frileuse, qui pourrait coûter cher mercredi en quarts de finale face à l’Espagne.

"Ça va mieux, a reconnu Onesta sur France Télévisions après la rencontre. Ça n’allait pas très mal, mais c’est mieux de gagner ensemble que de perdre." Pour étayer son propose, le sélectionneur a souligné une "première période exceptionnelle", que les Bleus ont parfaitement manœuvrée pour prendre rapidement l’avantage au score et ne plus le lâcher. Les transitions de balle ont fonctionné entre la base arrière et le pivot, les ailiers ont rempli leur travail, à l’image d’un Michaël Guigou beaucoup plus percutant. Avec six buts d’avance à la pause (18-12), les Français ont clairement posé la main sur la rencontre face à des Suédois tout juste accrocheurs. "On a fait un très bon début de match, on a bien joué en défense, a précisé Nikola Karabatic, convaincant quand il a pris le jeu à son compte. On aurait pu créer un plus gros écart, on aurait pu finir le match plus tôt, mais on est content de cette victoire."

Il a tout de même fallu aller la chercher, cette victoire. Parce que les Suédois ne l’ont pas offerte sur un plateau, et parce que les Français ont un peu tergiversé dans les dix dernières minutes au point de ne compter que deux buts de marge à deux minutes de la fin. "On a connu un peu d’échecs au tir en deuxième période, on s’est retrouvé dans une situation un peu compliquée, a expliqué Onesta. Mais c’est un bon match, l’équipe va de l’avant, on est dans le plan de marche, tout va bien." Rassurant donc le sélectionneur, qui ne perd pas de vue que le tournoi commence réellement mercredi, à partir des quarts de finale. "On y pense depuis des mois, a souligné le boss des Bleus. Face à l’Espagne, ça va se jouer sur l’état d’esprit, sur la capacité à engager le bras de fer. Nous ne sommes pas inquiets, on connaît la valeur de cette équipe."

Performant au sein de la base arrière, Karabatic a retrouvé une belle force de percussion. Et quand Daniel Narcisse, sans doute le meilleur Français depuis le début de la compétition, enchaîne les actions décisives, comme ce tir à la hanche extraordinaire juste avant la pause, l’équipe de France peut s’appuyer sur ses cadres. "On voulait montrer qu’on va tout donner, on se prépare toute une vie pour jouer des matches comme ça, a lancé le joueur de Montpellier. Ce sera peut-être les derniers Jeux pour certains d’entre nous, il faudra profiter de ce match à fond. L’Espagne, c’est un gros morceau, mais c’est à notre protée, on n’a pas grand-chose à perdre." Rendez-vous mercredi.

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