Bousculés, ces Bleus

Jérôme Fernandez et les Bleus ont souffert face à la Tunisie. (Reuters)

Jérôme Fernandez et les Bleus ont souffert face à la Tunisie. (Reuters)

Intraitable face à la Grande-Bretagne (44-15) et l’Argentine (32-20), l’équipe de France a souffert face à la Tunisie (25-19), ce jeudi, à l’occasion de la troisième levée du tournoi olympique. Intenable (7 buts), Daniel Narcisse a permis aux Bleus de composter leur billet pour les quarts de finale. Désireux de conserver les rênes du groupe A, les Bleus devront hausser leur niveau de jeu face à l'Islande dans deux jours.

Large vainqueur de la Grande-Bretagne et de l’Argentine, l’équipe de France avait à cœur de confirmer ses excellentes dispositions face à la Tunisie, ce jeudi, pour ce qui constituait sa troisième sortie olympique. La tâche s’est pourtant annoncée plus périlleuse que prévue. Fébriles en défense, les Bleus ont eu bien du mal à forcer le verrou tunisien durant une bonne partie de la rencontre. Dominateurs dans tous les compartiments de jeu lors des précédents rendez-vous, ils n’ont cette fois-ci dû leur salut qu’à la géniale performance d’un Daniel Narcisse inspiré et tranchant qui a pris le jeu à son compte et qui, grâce à ses sept réalisations, a permis à ses compatriotes de se sortir d’un mauvais pas.

Fluidité, simplicité, efficacité, le demi-centre tricolore aura donné du fil à retordre à ses gardes du corps africains. Absent des deux premiers rendez-vous, Mickaël Guigou a quant à lui refait surface dans le sept titulaire de Claude Onesta, pour quelques minutes seulement. L’ailier tricolore a signé le premier but français sur un jet de sept mètres dès l'entame du match avant de buter par deux fois sur le portier adverse, Maggaiez, et de céder sa place à Samuel Honrubia. Une manière pour Claude Onesta de remettre progressivement son poulain dans le bain et de renforcer son capital confiance, lui qui n'a fait qu'essuyer le banc de touche jusqu'alors.

Onesta: "Il ne faut pas tout exiger, tout le temps".

Bien décidés à mettre la pression d’entrée de jeu sur leurs vis-à-vis, les Bleus ont tardé à prendre le jeu à leur compte et à bousculer des Tunisiens bien en place en défense et inspirés offensivement. Trop tendres, voire apathiques sur certains phases de jeu, les quadruples champions du monde et doubles champions d’Europe ont laissé leurs adversaires du jour prendre leurs aises et créer les bons décalages dans le bon tempo mais ont su profiter de l’état de grâce de Daniel Narcisse, auteur de six buts en première période, pour rallier les vestiaires avec une unité d’avance au tableau d’affichage (12-11).

Timorés en début de second acte, les Bleus ont progressivement retrouvé des couleurs grâce notamment à la complémentarité du duo Karabatic-Sorhaindo qui s’est efforcé de remettre le TGV tricolore sur de bons rails, pour finalement achever la rencontre avec un avantage au score de +6 (25-19). "La Tunisie a tenu le choc pendant les 45 premières minutes, mais c’est devenu compliqué physiquement pour elle en fin de match", glissait volontiers Jérôme Fernandez devant les caméras de France télévisions. "Il faut tout prendre quand on est coach. C’était un match un peu compliqué, tôt le matin, mais on est rassuré. Il ne faut pas tout exiger, tout le temps. On a besoin de ces matches pour monter en puissance avant d’aborder les adversaires traditionnels", avouait de son côté Claude Onesta, qui sait pourtant que ses protégés devront proposer davantage face à l’Islande et la Suède, lors des prochains rendez-vous.

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