Que de regrets…

Louisa Necib et les Bleues ont buté sur le Japon. (Reuters)

Louisa Necib et les Bleues ont buté sur le Japon. (Reuters)

L’équipe de France féminine a échoué ce lundi en demi-finales du tournoi olympique, battue par le Japon (1-2) à Wembley. Les joueuses de Bruno Bini ont poussé dans les dernières minutes pour arracher l’égalisation, mais elles ont laissé leur place en finale. Les Bleues joueront toutefois un match pour la médaille de bronze face au Canada ou aux Etats-Unis.

Fatales demi-finales… Comme lors d’un Mondial allemand où elles s’étaient, un peu à la surprise générale, invitées dans le dernier carré mais n’avaient pas réussi à se hisser sur la dernière marche, les joueuses de l’équipe de France se sont inclinées, face au Japon (2-1), aux portes de la finale olympique, pour leur toute première participation à l’épreuve. Un revers face aux championnes du monde dont les Bleues n’ont pas à rougir mais qu’elles regretteront sans doute éternellement, elles qui ne méritaient pas de perdre contre des adversaires qu’elles avaient dominées, certes en match amical, il y a quelques semaines, à Charléty (2-0).

Héroïque au tour précédent face aux Suédoises, Sarah Bouhanni aura elle précipité la chute des Bleues en se manquant complètement sur l’ouverture du score japonaise d’un match à rebondissements qu’Elise Bussaglia n’est, elle non plus, pas prête d’oublier, après avoir placé son penalty à côté du cadre à quelques minutes du terme, juste après la réduction du score d’Eugénie Le Sommer (80e)… Charge maintenant à Bruno Bini de remotiver ses troupes pour aller chercher la médaille de bronze jeudi. Et ce ne sera pas une mince affaire.

Comme face aux Scandinaves, les Bleues laissent venir leurs adversaires. Et, si elles n’ont pas la possession du ballon, ce sont elles qui vont d’abord se montrer les plus dangereuses, se procurant une première occasion après un contre quand, servie par Thiney, Necib place une frappe à ras de terre que Fukumoto relâche bien maladroitement, mais sans conséquence (7e). La même Necib qui va tergiverser quelques minutes plus tard, après avoir hérité du ballon dans la surface de réparation. Elle oublie alors complètement Thiney, seule au deuxième poteau, s’embarquant dans une tentative de dribble vite avortée (11e). Les Tricolores sont bien en place et continuent à placer quelques banderilles, sans danger toutefois pour l’arrière-garde nippone, comme sur ces tirs lointains de Thomis (15e), Soubeyrand (17e) ou encore cette tentative de 30 mètres non cadrée de Necib (24e).

Bussaglia rate le coche

Mais ce sont bien les championnes du monde qui vont ouvrir le score, profitant d’une énorme erreur de Bouhaddi. A la réception d’un coup franc consécutif à une faute à 35 mètres de son but, la gardienne lyonnaise tente de sortir dans la mêlée mais commet une grossière faute de mains dont profite pleinement Ogimi, qui avait déjà trouvé le chemin des filets en quarts face au Brésil (0-1, 31e). Un retard que les joueuses de Bruno Bini ne parviennent pas à combler avant le repos en dépit d’une réaction quasi immédiate, sur une frappe appuyée de Thiney (33e), alors que Delie se fait elle contrer à bout portant mais dans un angle fermé (45e).

Et ce sont au contraire les Japonaises qui vont doubler la mise dès la reprise, suite à nouveau coup franc lointain. Le ballon retombe cette fois sur la tête de l’esseulée Sakaguchi, pour une reprise imparable (0-2, 48e). Un nouveau coup de massue pour des Tricolores qui vont complètement changer de visage dans la dernière dernière demi-heure, après les entrées d’Abily et Le Sommer. Necib prend les choses en mains, servant d’abord Thomis pour un tir qui file juste au-dessus de la transversale (67e), avant de solliciter encore une fois Fukumoto, qui repousse sa tentative au prix d’un arrêt réflexe (71e).

Le Sommer va finalement parvenir à réduire l’écart suite à un centre de Délie qu’elle propulse au fond des filets (1-2, 76e) ! Le Bleues font le siège du but adverse, et c’est encore Le Sommer qui se distingue, obtenant un penalty après un slalom dans la surface (80e). Une sentence que ne transforme pas Bussaglia, dont le plat du pied file au ras du poteau… Et malgré des occasions en pagaille, et un contre mal négocié par Ogimi, Fukumoto fait des miracles face aux offensives françaises, comme sur cette nouvelle opportunité de Le Sommer (81e) ou cette tête de Renard dans les arrêts de jeu (90e). Que de regrets…

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