Les Bleues, ce n'est pas l'Amérique

Marie-Laure Delie et les Françaises ont souffert face à la puissance américaine. (Reuters)

Marie-Laure Delie et les Françaises ont souffert face à la puissance américaine. (Reuters)

La montagne évoquée par Bruno Bini était effectivement très haute. Pour ses grands débuts olympiques, l'équipe de France n’a pas réussi à créer l'exploit face aux Américaines, grandes favorites du tournoi. Battues 4-2, mercredi à Glasgow, les Bleues menaient pourtant 2-0 après 14 minutes de jeu. Les quarts de finale restent à leur portée.

Le scénario idéal et… le cauchemar. Les Bleues conserveront sans doute un goût amer de leurs premiers pas olympiques. Il faut dire que le premier défi était énorme. C’est en effet face aux Américaines, triples championnes olympiques et accessoirement présentes dans toutes les finales depuis l’entrée du foot féminin à la grand-messe du sport que les Françaises ont entamé leur grand périple. Une entrée en lice délicate face aux joueuses de Pia Sundhage qui imposent leur physique d'entrée et monopolisent le ballon.

Pourtant, ce sont bien les filles de Bini qui frappent les premières. Suite à une longue relance de Renard, Thiney récupère et envoie un missile qui trompe Solo (1-0, 12e) ! Lancées, les Tricolores doublent la mise dans la foulée grâce à une Marie-Laure Delie qui profite d’un cafouillage pour faire admirer son sens de la frappe (2-0, 14e). Incroyable scénario qui ne dure cependant pas assez longtemps pour véritablement faire douter l’armada américaine. Suite à un corner, Bouhaddi manque sa sortie, cela profite à Wambach qui place un coup de tête gagnant (2-1, 18e). Les coéquipières de Solo n’ont pas eu le temps de s’affoler qu’elles sont de nouveau dans le coup.

Elles vont même faire mieux que ça sur une erreur de la défense française qui se fait surprendre par le rebond du cuir, Morgan échappe ainsi à Meilleroux et égalise tranquillement (2-2, 32e). Le calvaire de Meilleroux ne fait que commencer puisqu’elle se fait prendre par la vivacité de Morgan dans la surface, elle se jette pour récupérer et commet clairement faute. Le penalty est évident… mais non sifflé par Sachiko Yamagishi, l’arbitre de la rencontre (44e). Chanceuses sur le coup, les Bleues ne déméritent pas et Delie, en bonne position, réalise un amorti poitrine et une frappe enchaînée qui passe au-dessus (37e), avant d’envoyer un coup de tête qui ne fait pas mouche (39e).

Les Bleues ont encore les cartes en mains pour les quarts

Cette solide première période ne semble pas totalement du goût d’un Bruno Bini qui lance Le Sommer et Georges à la place de Necib et Meilleroux (46e). Cela ne modifie malheureusement pas la tendance et Lloyd, d’une belle frappe, trompe une nouvelle fois Bouhaddi (3-2, 56e). Les boulevards s’ouvrent et les erreurs défensives compliquent sensiblement la mission tricolore puisqu’un dégagement manqué de Franco met les Américaines sur orbite avec Morgan à la finition suite à un autre dégagement manqué par Bompastor (4-2, 66e).

Les Françaises limitent tout de même la casse en fin de rencontre en reprenant un fil manifestement rompu à 2-0 en leur faveur. La vitesse de Thomis aurait pu faire la différence mais elle va perdre le ballon en bout de course (86e). La puissance physique et l’expérience américaine ont, comme en demi-finale des derniers Mondiaux, fait la différence. Malgré cette défaite, les Françaises, qui ont encore la Corée du Nord puis la Colombie au programme, ont encore toutes les cartes en mains pour se hisser en quart de finale de ce tournoi olympique.

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