Trois coups dans l'eau...

Le duo Hybois-Jouve a échoué au pied du podium. (Reuters)

Le duo Hybois-Jouve a échoué au pied du podium. (Reuters)

Pas de médaille pour la France en canoë-kayak aux Jeux Olympiques de Londres. Les trois chances tricolores de la journée ont échoué lors des finales, à l'image du duo Hybois-Jouve, quatrième en K2, et Maxime Beaumont, lui aussi au pied du podium en K1. Mathieu Goubel a quant à lui pris la septième place en C1.

Le 200 mètres ne pardonne rien. Cette distance, nouvelle aux Jeux Olympiques, n’a pas porté chance ce samedi aux représentants français. Tout était pourtant réuni pour vivre une belle matinée à l’Eton Dorney avec trois Tricolores présents en finale dont la meilleure chance de médailles, le duo du K2 Hybois-Jouve.

Encore faut-il pour cela réaliser un bon départ pour se placer dans le bon paquet et imprimer son rythme sur la course. Tour à tour, les Bleus ont tous failli dans l’exercice avec des entames parfois timides, souvent ratées et forcément rédhibitoires à ce niveau. Maxime Beaumont a eu beau réaliser un gros finish, c’était insuffisant pour revenir sur la tête de course. Le Boulonnais termine 4e de la finale du K1, plaçant son kayak à trois petits centièmes du podium où le Canadien De Jonge prend la troisième place. Le Britannique McKeever s’est imposé devant l’Espagnol Craviotto Rivero. Dans la foulée, Mathieu Goubel n’a pu faire mieux que 7e de la finale du C1 remportée par l'Ukrainien Sheban. Quelques jours après sa cinquième place sur 1000 mètres, le Boulonnais passe encore à côté d'un podium olympique.

L'attente n'en était que plus pressante sur le duo en or du K2 Hybois-Jouve, double champions du monde et chance numéro une du canoë-kayak en ligne tricolore. Hélas, là aussi, le départ a été manqué, les Français étant sixièmes à mi-course avant d'arracher la quatrième place sur la ligne à six dixièmes des Britanniques Heath-Schofield, troisièmes d'une course remportée par les Russes Postrygay-Dyachenko. Rageant. Après la moisson dorée en eaux vives (titres olympiques pour Tony Estanguet et Emilie Fer), la course en ligne n'aura pas su prendre la vague...

Le Sport sur votre mobile
à lire aussi