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LeBron James a remporté son duel de géants contre Pau Gasol. (Reuters)

LeBron James a remporté son duel de géants contre Pau Gasol. (Reuters)

Longtemps tenue en respect par une combattive équipe espagnole, la Team USA a dû sortir le grand jeu pour conserver son titre olympique (107-100), le 14e de son histoire, dimanche à Londres. Ce remake de l'édition 2008, haut en couleurs, s'est joué sur des détails, mieux maitrisés par des Américains qui possèdent dans leurs rangs des joueurs exceptionnels comme LeBron James, MVP du tournoi, ou Kevin Durant.

Quoi qu’on pense de l’Espagne, de son stratagème pour accéder en finale, de son aptitude à pourrir un match et de sa tendance à contester chaque décision arbitrale, il n’y avait pas meilleur adversaire pour contester la suprématie des Etats-Unis. Et même si cela n’a, cette fois encore, pas suffi pour priver Team USA de la médaille d’or, la Roja n’a pas à rougir de sa prestation dimanche après-midi à Londres. Comme il y a quatre ans à Pékin, il y a la défaite au bout pour Pau Gasol et ses partenaires (100-107). Mais alors que beaucoup annonçaient une démonstration, voire une leçon de la part des Américains, il y a eu match.

Pendant plus de trente minutes, les Espagnols se sont accrochés (83-82, 30e). Plusieurs fois, ils sont même passés devant au score. Mais lorsque les Etats-Unis sont en finale, en général, ils gagnent. Quand la rencontre s’est durcie, quand chaque possession est devenue cruciale, les hommes de Mike Krzyzewski n’ont pas tremblé, à l’image de Chris Paul, qui a marqué cinq points consécutifs en tout début de dernier quart alors que les deux équipes étaient encore au coude-à-coude (90-84, 32e), et de LeBron James, qui a inscrit sept de ses 19 points dans cette même période. C’en était trop pour de vaillants joueurs ibériques.

Bryant arrête, Krzyzewski aussi ?

Le combat aurait pu être plus disputé encore si Marc Gasol n’avait pas écopé d’une quatrième faute avant la pause. Mais à trop vouloir empêcher les Américains de jouer vite, en transition, les Espagnols ont logiquement été pénalisés, Rudy Fernandez (14 points, 6 rebonds) ayant fini par en faire les frais en fin de match. Juan Carlos Navarro (21 points), que l’on pensait sur les rotules, a sorti quelques shoots fabuleux qui ont permis à la Roja de tenir tête à un Team USA qui a eu les pires difficultés à contenir Pau Gasol à l’intérieur (24 points, 8 rebonds, 7 passes). Mais là était le seul point faible des tenants du titre, qui ont allumé les mèches à l’extérieur (15/37 à trois points).

A ce petit jeu, Kevin Durant s’est régalé (30 points, 9 rebonds), Kobe Bryant aussi (17 points). Un "KB24" qui peut donc quitter la scène internationale la tête haute, avec un second titre olympique après celui de 2008. "C'est fini pour moi, les autres vont continuer sans moi", a-t-il déclaré. "Coach K" devrait faire la même annonce puisqu’il ne devrait pas poursuivre l’aventure sur le banc de la sélection US. La fédération américaine se donne jusqu’à la fin de l’année pour lui trouver un successeur qui aura la pression en 2016 à Rio, où les Américains seront attendus au tournant. L’Espagne et sa génération dorée ne seront, elles, peut-être plus aussi solides dans quatre ans.

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