Team USA et les autres

Kevin Durant et les USA abordent les quarts de finale en grands favoris. (Reuters)

Kevin Durant et les USA abordent les quarts de finale en grands favoris. (Reuters)

Plateau de rêve pour les quarts de finale des Jeux Olympiques. Si les Etats-Unis ne devraient faire qu'une bouchée de l'Australie, trois belles affiches sont au programme mercredi: Russie-Lituanie, Argentine-Brésil et les très attendu France-Espagne. Tout est ouvert pour les médailles même si l'or est promis aux Américains.

Russie – Lituanie (15h)
Entre la Russie et la Lituanie, la rivalité est davantage historique et politique que sportive. "On est en bons termes avec les joueurs et le staff", explique même Kestutis Kemzura sur le site Fiba.com. Cela ne veut pas dire que le coach balte fera des cadeaux aux Russes, pour ce premier quart de finale du tournoi olympique masculin. Qualifiés haut la main dans le groupe B, malgré un petit accroc face à l’Australie lors du dernier match sans enjeu, Andreï Kirilenko et ses coéquipiers visent une médaille à Londres, après le bronze ramené… de Kaunas à l’Euro 2011. Mais, comme le rappelle Linas Kleiza, meilleur marqueur de la "Lietuva" avec 15,8 points de moyenne par match, "tout le monde est battable".

France – Espagne (17h15)
Vu le dernier match "amical" bouillant entre la France et l’Espagne (70-75), le 15 juillet dernier à Bercy, ces retrouvailles entre les deux finalistes du dernier championnat d’Europe promettent d’être électriques. Surtout que la Roja a sans doute vexé les Bleus en s’inclinant mardi de manière assez suspecte face au Brésil (82-88), et donc en choisissant plus ou moins de les affronter en quarts pour éviter Team USA en demi-finales. Pau Gasol et ses coéquipiers, en plus de leurs indéniables qualités, à l’intérieur notamment, ont un net avantage psychologique sur les Tricolores. "Il ne faut plus avoir peur de les jouer, affirme Nando De Colo sur BasketActu.com. L’Espagne n’est pas imbattable. Si on leur rentre un peu de dedans, ça peut changer."

Argentine – Brésil (21h)
En battant l’Espagne et en grimpant à la deuxième place du groupe B, le Brésil ne s’est pas facilité la tâche dans ce tableau final. D’abord parce que les Auriverde affrontent leurs rivaux argentins en quarts. Ensuite parce qu’ils devraient retrouver, en cas de succès, les Américains. Mais les partenaires de Nene Hilario ont tout de même tenu à jouer le jeu face à la Roja, ce qui en dit long sur leur motivation. "Si on est venu ici, c’est pour battre toutes les équipes qui se présenteront contre nous", assure Anderson Varejao, l’un des membres de la très dense raquette brésilienne. Reste que l’Albiceleste, guidée par Manu Ginobili et Luis Scola, sera favorite pour ce remake du huiitème de finale du Mondial 2010, qu’elle avait remporté à l’arraché (93-89).

Etats-Unis – Australie (23h15)
S’ils ont vraiment tremblé contre la Lituanie (99-94), les Etats-Unis ont prouvé face à l’Argentine qu’ils avaient du répondant et qu’il serait compliqué pour leurs adversaires de les priver de la médaille d’or. L’Australie, qui a terminé quatrième du groupe B, peut toujours rêver d’épingler Team USA, elle a vraiment très peu de chances d’y parvenir. "On a conscience du niveau auquel on va être confronté, explique Brett Brown, le sélectionneur des Boomers. C’est un sacré challenge pour nous." Avec un Kevin Durant rayonnant, un LeBron James intimidant et tout un tas d’autres joueurs performants, comme Carmelo Anthony et Kobe Bryant, les Américains devraient malgré tout se balader avant d’affronter le vainqueur d’Argentine-Brésil.

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