Ils s'étaient donné rendez-vous

18 points, 7 rebonds et 7 passes au total pour LeBron James. (Reuters)

18 points, 7 rebonds et 7 passes au total pour LeBron James. (Reuters)

Ce vendredi soir, les États-Unis n'ont fait qu'une bouchée de l'Argentine (109-83), championne olympique en 2004 à Athènes, en demies du tournoi de basketball des Jeux de Londres. Dimanche après-midi, en finale, Team USA affrontera l'Espagne, vainqueur un peu plus tôt de la Russie (67-59).

Pas de surprise à Londres. Les deux meilleures équipes du monde ont pris rendez-vous en finale du tournoi olympique, dimanche soir, comme il y a quatre ans à Pékin. Un match au parfum de revanche pour l’Espagne qui, quoi qu’on en pense, a finalement très bien calculé son coup en faisant tout pour éviter d’affronter les Etats-Unis dans le dernier carré, malheureusement pour les Bleus… Si le succès de la Roja face à la Russie (67-59) a été long à se dessiner, Team USA n’a jamais douté contre une équipe d’Argentine à bout de souffle après le repos.

Ces Américains n’ont peut-être rien à voir avec la "Dream Team" de 1992 mais à part la Lituanie, en poules, aucun de ses adversaires ne les a vraiment inquiétés depuis le début de cette quinzaine. Les Espagnols, qui ont tout de même affiché quelques limites, y arriveront-ils ? Il faut l’espérer, ne serait-ce que pour le suspense, inexistant ce soir. Comme d’habitude, les joueurs de Mike Krzyzewski ont pris leur temps pour véritablement prendre la mesure de l’Albiceleste, qu’ils avaient déjà battue dans le groupe A et qui était encore plus ou moins dans le coup après un quart (24-19, 10e).

Luis Scola (15 points, 2 passes), Manu Ginobili (18 points, 2 rebonds) et Carlos Delfino (15 points, 5 rebonds) ont tout tenté pour permettre aux Argentins de rester au contact à la pause (40-47, 20e), mais à l’adresse de Kobe Bryant (13 points, 4 rebonds) se sont ajoutées l’explosivité de LeBron James (18 points, 7 rebonds, 7 passes), la réussite de Carmelo Anthony (18 points, 6 rebonds) et la vista de Kevin Durant (19 points, 4 rebonds) auxquelles les Sud-Américains, médaillés de bronze il y a quatre ans, n’ont pas résisté (57-74, 30e). Même le banc américain, aligné par "Coach K" dans le dernier quart-temps, est parvenu à creuser l’écart. C’est dire le potentiel de ce cru 2012 de Team USA, bien parti pour à nouveau décrocher l’or.

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