Rudisha à 800 à l'heure

David Rudisha s'est paré d'or sur 800m. (Reuters)

David Rudisha s'est paré d'or sur 800m. (Reuters)

David Rudisha a éclaboussé le Stade Olympique de Londres de son talent, jeudi, en établissant un nouveau record du monde lors de la finale du 800m (1’40’’91). Une performance de haut calibre pour le Kenyan qui aura dominé la course de bout en bout avant de s'imposer devant Nijel Amos (Botswana) et son compatriote Timothy Kitum.

L’histoire des Jeux Olympiques se nourrit de ces performances de très haut vol. La victoire de David Rudisha était attendue et le Kényan ne s’est pas caché, en faisant les efforts pour survoler les débats. C’est avec toute la fierté du bon guerrier Massaï qu’il a dominé son sujet, imposant son rythme dès le premier tour de piste pour accélérer sérieusement à la fin du premier 400 mètres. Avant de partir vers la quête du record dès le passage aux 500 mètres. Dès lors, il n’y avait plus qu’un seul homme en piste.

Elégant, sûr de lui, Rudisha était déjà en chasse. Et la concurrence déjà battue et concentrée sur les miettes, ou plutôt sur la bagarre pour la deuxième place. Car personne n’a pu tenir la foulée magistrale du Kényan, tout simplement intouchable sur cette distance du double tour de piste. C’est donc seul, face à ses propres espoirs et sa farouche volonté d'améliorer son record du monde, qu’il s’est battu jusqu’au bout. La fin de la dernière ligne droite a été un peu longue, mais pas suffisamment pour briser son rêve. Rudisha stoppe le chrono à 1’40"91, un dixième de moins que sa précédente marque de référence.

Une vraie démonstration de joie plus tard, le Kényan a pu partager ce véritable exploit avec ses poursuivants, notamment son compatriote Timothy Kitum, médaillé de bronze en 1’42"53 et battu par le représentant du Botswana Nijel Amos, qui aura tout de même battu son record national en 1’41"73. Mais Rudisha évolue tout simplement sur une autre planète. Pour preuve, c’est seulement la 6e fois que le record du 800 mètres est battu en finale des Jeux Olympiques, la dernière fois remontant à 1976 par le Cubain Alberto Juantorena.

C’est une juste récompense pour le fils de Daniel, médaillé d'argent olympique sur 4x400m en 1968, qui a fait preuve d’une exceptionnelle confiance lors de cette finale. Si beaucoup d’images feront la place belle à Usain Bolt et au 200 mètres, cette victoire avec le record du monde à la clé représente bien l’un des exploits de ces Jeux Olympiques.

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