Les rois des Jeux

Michael Phelps, monsieur olympique... (Reuters)

Michael Phelps, monsieur olympique... (Reuters)

Après deux semaines de compétition, les Jeux Olympiques de Londres se sont achevés dimanche soir avec son lot d'émotion. Parmi les noms à retenir de cette quinzaine figurent bien évidemment ceux d'Usain Bolt ou de Michael Phelps, légendes de leur discipline. Mais, dans un autre genre, Mohamed Farah, Missy Franklin ou Chris Hoy ont également laissé leur empreinte. Retour sur les grandes vedettes de ces JO.

Michael Phelps (4 médailles d’or, 2 d’argent)
Quatre titres et deux deuxièmes places, c’est moins qu’à Athènes (six sacres) et Pékin (huit médailles d’or), mais c’est tout de même le meilleur bilan de ces Jeux londoniens. Avec désormais 22 breloques olympiques dont 18 titres à son palmarès, Michael Phelps a pris la succession de la gymnaste soviétique Larissa Latynina à la tête des athlètes les plus médaillés de l’histoire des JO. Aligné sur sept épreuves à Londres, le nageur américain a d’abord bu la tasse, quatrième du 400m 4 nages, avant de cueillir, outre l’argent des 200m papillon et 4x100m, l’or des 100m papillon, 200m 4 nages, 4x200m et 4x100m 4 nages. "J’ai eu une grande carrière. Ce fut un long voyage. Je ne peux pas être plus heureux que je ne le suis", conclut celui qui à 27 ans a décidé de mettre un terme à sa carrière.

Usain Bolt (3 médailles d’or)
"Je suis une légende vivante. Je peux désormais me reposer à la lumière de ma gloire." Difficile de trouver plus égocentrique que Usain Bolt, mais le personnage peut se le permettre. Comme à Pékin quatre ans plus tôt, le sprinter jamaïcain a ramené trois médailles d’or de Londres, sacré successivement sur 100m, record olympique à la clef (9"63, à cinq centièmes de son record du monde), 200m et 4x100m, avec la complicité de Yohan Blake, Nesta Carter et Michael Frater. S’il venait à courir jusqu’à Rio en 2016, "Lightning Bolt" pourrait prétendre à rejoindre un certain Carl Lewis, nonuple champion olympique après quatre olympiades.

Missy Franklin (4 médailles d’or, 1 de bronze)
C’est la Michael Phelps au féminin ! A seulement 17 ans, du haut de son 1,87m pour 46 de pointure, Missy Franklin a éclaboussé ces Jeux de sa fraîcheur et son talent, s’adjugeant pas moins de quatre titres olympiques, pour un total de cinq médailles, en six épreuves disputées. Sacrées sur 100m et 200m dos, relais 4x200m et 4x100m 4 nages, la nageuse californienne a complété sa moisson dorée avec le bronze du 4x100m, confirmant ainsi les promesses des Mondiaux de Shanghai où elle avait remporté cinq breloques dont trois titres. Et dire qu’à Rio, en 2016, elle n’aura que 21 ans…

Mohamed Farah (2 médailles d’or)
Premier athlète britannique à avoir compilé 10 000m et 5 000m aux Championnats d’Europe, Mohamed Farah a pris une nouvelle dimension durant ces JO. Littéralement porté par les 80 000 spectateurs du Stade Olympique, le coureur d’origine somalienne a fait la fierté du Royaume Uni en décrochant l’or olympique sur ses deux distances de prédilection, privant notamment l’Ethiopien Kenenisa Bekele d’un triplé inédit sur 10 000m. "C’est un sentiment incroyable. Le sentiment le plus fort que l’on puisse imaginer", dixit le septième homme de l’histoire à réaliser un tel doublé olympique.

Chris Hoy (2 médailles d’or)
Autre sujet de sa Majesté à avoir brillé de tout son éclat pendant ces Jeux, Chris Hoy est tout simplement devenu à Londres le sportif britannique le plus titré de l’histoire des JO. Grâce à ses sacres au keirin et en vitesse par équipes, le pistard écossais a touché l’or olympique pour la cinquième et la sixième fois de sa carrière, détrônant ainsi la légende de l’aviron britannique Steve Redgrave. Le chef de file idéal et bientôt regretté d’un cyclisme sur piste britannique qui a raflé pas moins de sept médailles d’or sur 10 titres en jeu.

Serena Williams (2 médailles d’or)
"L’or est ma couleur préférée", s’est-elle amusée après son double sacre londonien. Lauréate de 14 tournois du Grand Chelem, Serena Williams briguait à Wimbledon le seul titre majuscule qui manquait à son palmarès, elle l’a enlevé haut la main en ne faisant qu’une bouchée des Victoria Azarenka et Maria Sharapova, les n°1 et 2 mondiales à qui elle n’a cédé que quatre jeux en demie puis en finale. Une victoire célébrée dans la foulée par un troisième sacre olympique en double avec sa sœur Venus Williams. Seule Steffi Graf peut se targuer d’avoir elle aussi accompli le "Golden Slam" durant sa carrière (Les 4 Majeurs + les JO).

Et aussi…
Champion olympique du 800m, nouveau record du monde à l’appui, David Rudisha a marqué ces JO 2012, remportant avec panache ce que les observateurs les plus avisés, tels Sebastian Coe, ont décrit comme le plus beau 800m de l’histoire. La nageuse néerlandaise Ranomi Kromowidjojo elle aussi s’est illustré en s’octroyant trois médailles, dont l’or des 50 et 100m nage libre. Triple championne olympique sortante, Valentina Vezzali s’est contentée du bronze cette fois au fleuret, mais est tout de même repartie avec une sixième médaille d’or olympique autour du cou, avec le sacre par équipe de l’Italie. Les larmes du Dominicain Felix Sanchez, champion olympique du 400m, huit ans après son triomphe athénien, resteront également parmi les images fortes de ces Jeux, comme la performance des Américaines Tianna Madison, Allyson Felix, Bianca Knight et Carmelita Jeter, victorieuses du relais 4x100m en 40"82, soit 55 centièmes plus vite que les Allemandes de l’Est détentrices du record du monde depuis 1985. Autre collectif américain incontournable, le team USA des LeBron James, Kevin Durant et Kobe Bryant, sacré pour la 14e fois en 17 participations aux JO. Monumental.

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