Le Vendée 2012 met les voiles
La septième édition de Vendée Globe s'élancera le 11 novembre 2012 des Sables-d'Olonne. A l'occasion d'une conférence de presse organisée mercredi au Salon nautique de Paris, les organisateurs ont fait le point sur les participants et les nouveautés de cette nouvelle version de la course autour du monde en solitaire et sans escale.
Le départ de la 7e édition du Vendée-Globe sera donné le 11 novembre 2012. (Reuters)
Certains ont déjà hâte d'y être, comme Vincent Riou, qui après avoir remporté l'épreuve en 2004-2005 et avoir été classé 3ème ex-aequo en 2008-2009 pour avoir porté assistance à Jean Le Cam, participera à son troisième Vendée Globe à bord de son nouveau PRB: "Quand on est navigateur en solitaire et qu'on aime les courses au large comme moi, le Vendée Globe c'est ce qu'on peut faire de mieux, de plus extrême. C'est l'objectif principal de mon projet, ce qui rythme ma vie au quotidien depuis plusieurs années. C'est une grande aventure, un mythe. A chaque fois qu'on y participe, c'est une course toujours différente. Il y a à la fois un peu d'excitation, de stress et de peur. C'est beaucoup de chose le Vendée Globe. Pour un marin, ça représente à chaque fois un événement majeur de sa carrière. Là, on recommence à en parler sérieusement, même si nous on y pense tous les jours. La magie, la pression du Vendée Globe redémarre. C'est dans deux ans. Deux ans, ce n'est pas long. Il va falloir travailler pour y être dans les meilleures conditions et écrire une belle histoire".
Beyou: "Le montage n'est pas encore ficelé"
Alors que les inscriptions sont désormais officiellement ouvertes, une trentaine de marins sont pressentis pour prendre le départ, dont six nouveaux monocoques. Si douze projets sont d'ores et déjà bouclés (voir ci-contre) %ENCART%et que cinq autres devraient être finalisés au premier semestre 2011, neuf skippers ont annoncé leur intention de prendre le départ mais sont toujours en négociation avec les sponsors.
C'est notamment le cas de Jérémie Beyou, qui, s'il reste confiant, commence tout de même à trouver le temps long: "C'est une course très concurrentielle. Ce n'est pas facile d'être au départ (pour sa première participation en 2008-2009, Jérémie Beyou avait été contraint à l'abandon sur Delta Dore suite à un problème de mât). En ce qui me concerne, le montage n'est pas encore ficelé. Il faut trouver les partenaires. Une fois qu'ils y sont, ils sont enchantés, car c'est un fabuleux outil de communication. Certains sont intéressés mais, aujourd'hui, ne franchissent pas le pas. Il faut essayer de comprendre pourquoi. Médiatiquement, les retombées sont quasiment assurées. Je peux m'engager là-dessus. Peut-être que cette année, c'était encore un peu trop tôt. Peut-être que là, avec une échéance à moins de deux ans, ça va changer leur point de vue. Il faut relancer les entreprises, voir si leur horizon est plus dégagé. Ça m'inquiète un peu de ne pas encore avoir signé, mais ce qui me rassure c'est que le projet est imbattable. La course, le championnat IMOCA, moi, sans la ramener, je ne suis pas à des années lumières de pouvoir tirer mon épingle du jeu. On discute, maintenant il va falloir que ça se déclenche".
Davies: "C'est possible pour une femme de gagner le Vendée Globe"
Même sentiment pour Samantha Davies, qui, après avoir décroché la quatrième place lors de l'édition précédente à bord de Roxy, est prête à relever de nouveau le défi: "le Vendée Globe c'est l'Everest pour les marins. Une course incroyable. Un tour du monde sans escale, sans assistance, le challenge le plus dur pour moi dans le monde de la voile. Je sais que c'est possible pour une femme de gagner le Vendée Globe, je ne suis pas là pour juste participer mais pour être performante. Je suis toujours à la recherche de partenaires. Malheureusement, Roxy ne pouvait pas me suivre pour cette édition. J'ai présenté mon projet à beaucoup de monde mais je n'ai pas encore eu de réponses concrètes". La Britannique aura, comme tous les autres concurrents, jusqu'au 1er juillet 2012 pour officialiser son inscription.
De nouvelles mesures seront également au programme notamment en matière de sécurité. Elles visent à réduire les incidents survenus principalement sur les mâts et la quille lors de l'édition précédente: puissance limitée par le nouveau couple de redressement imposé, tirant d'air limité à 29 mètres, contrôles annuels sur tous les mâts et quilles, qui respectent des règles de fabrication plus strictes. Par ailleurs, la trappe de survie devra se situer au-dessus de la ligne de flottaison et chaque skipper sera dans l'obligation de porter une balise individuelle en permanence. Si le nouveau directeur de course n'a pas encore été nommé, plusieurs dispositions ont également été prises au niveau de l'organisation. Les primes de course ont été augmentées de 100 000 euros, passant de 500 000 euros à 600 000 euros. Le vainqueur se verra ainsi attribuer 160 000 euros, le second 100 000 euros et le troisième 75 000 euros. Par ailleurs, les organisateurs souhaitent internationaliser et donner une plus grande dimension à l'événement avec un nouveau village officiel construit à Port Olona et un autre installé à Paris. La 7e édition de la plus mythique des courses au large est belle et bien lancée.





