Green Bay, vert de rage
Tenants du titre et premiers des bilans de la saison régulière, les Green Bay Packers ont chuté face aux remarquables New York Giants (20-37), dimanche soir, lors du tour de division NFC. La sensation de ces débuts de playoffs où les Baltimore Ravens, les San Francisco 49ers et les New England Patriots ont également composté leur billet pour la suit de la compétition.
Eli Manning et les Giants se sont payé les champions. (Reuters)
Le champion n'est plus. Archi favori à sa propre succession, Green Bay a trébuché dès son entrée en lice en playoffs, dimanche soir, en s'inclinant devant son public du Lambeau Field face à New York (20-37). Les Packers, qui n'avaient perdu qu'un match en saison régulière mais n'avaient plus joué depuis deux semaines - voire trois pour ceux qui avaient été laissés au repos lors de la dernière journée -, ont déjoué face à la franchise de Big Apple, à l'image de leur quarterback Aaron Rodgers (264 yards, à 26/46, 2 TD, 1 int.).
Un retour à la réalité dur à encaisser pour le MVP du dernier Super Bowl. "Il fallait qu'on soit meilleur, a-t-il réagi. Quand vous gagnez un titre, vous êtes en quelque sorte tout en haut de la montagne et vous oubliez à quel point cette sensation (de perdre) est mauvaise. On a fait une saison régulière du calibre d'un champion mais on n'a pas bien joué ce soir." En face, Eli Manning s'est régalé (330 yards, à 21/33), avec trois passes de touchdown pour Hakeem Nicks, envoyé à deux reprises dans l'en-but, et Mario Manningham. Ce sont bien les Giants qui affronteront les 49ers le week-end prochain.
LE TOP : San Francisco 49ers
Des fins de match comme celle-là, on en redemande ! La rencontre entre les 49ers et les Saints aurait pu basculer d'un côté comme de l'autre, samedi soir, mais c'est finalement San Francisco qui l'a emporté grâce à un touchdown de Vernon Davis à 9" du terme (36-32), sur une passe de 14 yards signée Alex Smith (299 yards, à 24/42, 3 TD) en plein coeur de la défense. Une action qui a cloué sur place New Orleans et son quarterback Drew Brees (462 yards, à 40/63, 4 TD, 2 int.), qui pensait avoir donné la victoire aux siens une minute plus tôt en envoyant Jimmy Graham dans l'en-but adverse. "C'est énorme pour nous, s'est réjoui le receveur californien. C'est historique, légendaire, indescriptible." Les Niners n'avaient plus atteint les playoffs depuis neuf ans, et les voilà en finale de conférence NFC pour la première fois depuis 1997.
LE JOUEUR : Tom Brady (New England Patriots)
Le duel à distance entre Tim Tebow, héros de Denver la semaine passée, et Tom Brady, légende vivante de New England, n'a pas eu lieu. Le quarterback des Patriots a été si monstrueux, samedi lors du tour de division AFC remporté haut la main par la franchise du Massachussetts (45-10), que le face-à-face s'est transformé en leçon. Avec six passes de touchdowns, dont cinq en première période, et 363 yards à son actif - deux records personnels en playoffs -, le stratège des Pats n'a pas laissé à la "Tebowmania" le temps d'envahir le Gillette Stadium, son homologue des Broncos se contentant d'un triste 9/26, pour un total de 136 yards. "On est bien entrés dans ce match, a-t-il déclaré. J'espère qu'on jouera aussi bien la semaine prochaine." Il faudra pour cela que Rob Gronkowski, auteur de trois touchdowns en réception, soit également inspiré.
LA STAT : 0 (Baltimore Ravens)
Zéro, comme le nombre de ballons perdus par Baltimore contre Houston (20-13). Un chiffre à comparer aux quatre turnovers concédés par les Texans. Ce match, les Ravens l'ont d'abord pris par le bon bout, en menant 17-3 à l'issue du premier quart-temps, et l'ont ensuite maîtrisé grâce à leur défense, une fois de plus à la hauteur de sa réputation: intraitable. Ray Lewis et Ed Reed ont ainsi multiplié les plaquages, faisant perdre la tête au quarterback rookie T.J. Yates, intercepté trois fois (184 yards, à 17/35). Auteur de deux passes de touchdown pour Kris Wilson et Anquan Boldin, Joe Flacco n'a même pas eu besoin de forcer son talent (176 yards gagnés, à 14/27). Face aux New England Patriots de Tom Brady, la semaine prochaine en finale de conférence AFC, ça sera peut-être différent.





