Le 09/01/2012 à 12:37 Par Thomas Pisselet
Réduire le texte Augmenter le texte Wiki Imprimer l'article Envoyer l'article à un ami

Béni soit Tebow

Il marche sur l'eau, Tim Tebow. Débutant en playoffs, le médiatique et religieux quarterback des Denver Broncos a mené son équipe à la victoire en prolongation, contre les Pittsburgh Steelers (29-23). Lors des autres affiches du 1er tour (tour de wild-card), c'est également passé pour les New Orleans Saints, les New York Giants et les Houston Texans.

Tim Tebow écrit les pages de sa légende une à une. (Reuters) Tim Tebow écrit les pages de sa légende une à une. (Reuters)
LE JOUEUR : Tim Tebow (Denver Broncos)
Pour son premier match en playoffs, Tim Tebow a mis tout le monde d'accord. Même ceux qui, depuis le début de saison, critiquaient son jeu de passe. Sans lui, les Broncos n'auraient jamais pu éliminer les Steelers (29-23, a.p.), la nuit dernière, lors du tour de wild-card. Car c'est lui qui, alors que Pittsburgh menait à l'issue du premier quart (6-0, 15e), a d'abord trouvé Eddie Royal dans l'en-but, 30 yards plus loin. C'est ensuite lui qui est allé franchir la ligne à la course pour permettre à Denver de prendre les devants (14-6, 20e). Et c'est enfin lui qui, après seulement 11 secondes en prolongation, a mis sur orbite Demaryius Thomas, auteur d'un touchdown de 80 yards, celui de la victoire.

"Quand je l'ai vu marquer, je me suis dit: "Merci, mon dieu." Ensuite, j'ai couru très vite après lui et puis j'ai sauté dans le public, c'est la première fois que je faisais ça. C'était sympa...", a réagi le jeune quarterback, qui aura rendu une très belle copie (316 yards, à 10/21, 2 TD à la passe, 1 TD à la course). Les mauvaises langues peuvent se taire. "Ils ont dit que (Tim Tebow) ne savait pas lancer, qu'on ne savait pas porter le ballon à la course. Mais on l'a fait. Je me demande bien ce qu'ils vont pouvoir dire la semaine prochaine", a lâché Champ Bailer, le cornerback des Broncos. Maintenant qu'il a sorti le finaliste du dernier Super Bowl, Denver doit se frotter aux New England Patriots.

LE TOP : New Orleans Saints
Les Lions n'ont pas survécu. Auteur d'une saison régulière surprenante, Detroit a été surclassé par New Orleans (28-45), une équipe qui a l'habitude de ces matches décisifs. Vainqueurs du Super Bowl il y a deux ans, les Saints ont déroulé en attaque, Drew Brees exécutant ses actions avec le doigté qu'on lui connaît (466 yards, à 33/43, 3 TD, 0 int.), envoyant tour à tour Devery Henderson, Jimmy Graham et Robert Meachem dans la end zone adverse. A cela s'ajoutent 167 yards gagnés au sol, qui font de la franchise louisianaise un sérieux candidat à la finale. "On a joué agressif, on ne va pas s'excuser pour ça. Ça nous donne beaucoup de confiance", a déclaré le quarterback vedette de l'équipe. Les San Francisco 49ers sont prévenus.

LE FLOP : Atlanta Falcons
Tout ça pour ça. Atlanta, qui a bataillé presque toute la saison pour accrocher une place en playoffs, a manqué son rendez-vous face aux Giants, ce week-end. Certes, Eli Manning (277 yards, à 23/32, 3 TD) était inspiré et a conduit avec dextérité l'attaque de New York, mais n'inscrire que deux points reste une terrible contre-performance pour les Falcons (2-24). Evidemment, dans ces cas-là, le premier fautif est le quarterback, Matt Ryan, qui malgré ses 199 yards gagnés à la passe s'est contenté d'un 24/41. "Ils ont fait du bon boulot en défense, notamment en seconde période, a souligné le tight-end Tony Gonzalez. Ça ne devrait pas arriver à une équipe comme la nôtre. On est bien meilleurs que ça." En attendant, ce sont bien les hommes de Tom Coughlin qui affronteront les Green Bay Packers.

LA STAT : 1 (Houston Texans)
Houston, première ! Les Texans ont remporté face aux Bengals le premier match de leur histoire en playoffs (31-10). La franchise est encore jeune, elle n'a que dix ans, mais ce succès est pour Andre Johnson, le receveur vedette de l'équipe, un sacré soulagement. Une sacrée joie, surtout. "Pas simplement pour moi, mais pour toute l'organisation, a-t-il déclaré. C'est un sentiment vraiment très spécial, je n'ai probablement pas autant souri depuis très longtemps." Andy Dalton ne peut pas en dire autant. Le quarterback de Cincinnati a été neutralisé par la défense adverse, qui l'a intercepté trois fois (257 yards, à 27/42, 0 TD, 3 int.). Voilà qui annonce un beau duel tactique face aux Baltimore Ravens, qui eux aussi excellent dans ce secteur de jeu.

Le reste de l'actualité

Plus d'articles