Trinh-Duc, touché mais pas coulé
Conforté dans sa position d'ouvreur titulaire contre l'Irlande samedi, François Trinh-Duc aura encore les clés du jeu tricolore lors du deuxième match des Bleus dans ce Tournoi des Six Nations. Le numéro 10 de Montpellier, sèchement critiqué dans le livre de Marc Lièvremont, a le soutien de Philippe Saint-André.
François Trinh-Duc veut aller de l'avant. (Reuters)
Cette saillie a touché Trinh-Duc dans son amour-propre et son court communiqué de dimanche laisse apparaître qu'une plaie s'est rouverte à la lecture de ce pamphlet. "Il est certain que ce qui est sorti samedi n'a pas été la meilleure préparation mentale pour lui", a reconnu PSA en marge de l'annonce du XV de départ tricolore face à l'Irlande. Une composition d'équipe où l'on retrouve l'enfant du Pic-Saint-Loup à l'ouverture, comme lors de la victoire contre l'Italie (30-12). Auteur d'une prestation "plutôt mitigée", selon ses propres mots, le numéro dix héraultais est maintenu par Philippe Saint-André, malgré la concurrence féroce de Lionel Beauxis (Toulouse). "Le livre est fermé et on a tout à fait confiance en lui", se justifie "PSA" pour expliquer ce choix.
Cette affaire est désormais classée pour Trinh-Duc qui souhaite définitivement faire table rase du passé. "Je souhaite vraiment tourner la page de tout ce qui s'est dit ce week-end, lâche-t-il sans la moindre aigreur. Ce match m'a aidé à aller de l'avant. Je suis vraiment très heureux de faire partie de cette nouvelle aventure". La nomination d'un nouveau staff, avec ce que cela comporte en terme de systèmes de jeu, et son association avec Dimitri Yachvili, avec qui il a "un vécu commun", pèsent dans la balance au moment de prendre un nouveau départ. "Philippe (Saint-André) a un projet de jeu ambitieux, porté sur l'attaque avec pas mal de solutions pour le porteur du ballon. Ça ressemble un peu à ce que l'on fait à Montpellier notamment avec deux vagues d'attaque. Tout le monde assimile le truc. Je m'épanouis." Au bout de 36 sélections, il serait temps.





