VI Nations
Le 04/02/2012 à 17:13 Par O.Co.
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L'affront est (bien) lavé

Trois mois après la finale du Mondial perdue en Nouvelle-Zélande, le XV de France a renoué avec la victoire, prenant sa revanche contre l'Italie (30-12), samedi à Saint-Denis. Les Bleus, auteurs de quatre essais, démarrent donc idéalement l'ère Saint-André avec un rugby pragmatique et fixé sur les fondamentaux. Les semaines à venir s'annoncent prometteuses.

Le froid polaire, glaçant toute l'Hexagone, n'a pas empêché les supporters français d'apprécier le spectacle dans les gradins du Stade de France samedi. Ce France-Italie, lever de rideau du Tournoi des 6 Nations, revêtait en effet une telle importance qu'il fallait plus que cette vague réfrigérante pour empêcher les courageux de venir soutenir le groupe qui les avait fait vibrer à l'autre bout du monde l'automne dernier. Et les Bleus, désormais entraînés par Saint-André, n'ont clairement pas déçu leurs fidèles partisans en s'imposant largement face à leurs homologues italiens (30-12), samedi à Saint-Denis, avec encore une belle marge de progression. Une petite revanche bienvenue après le fiasco de Rome l'an dernier, qui avait laissé bien des stigmates dans les têtes tricolores et contribué à leur départ apocalyptique au pays du long nuage blanc.

De ce succès face à une Squadra toujours aussi vaillante et désormais entraînée par le Français Jacques Brunel, le nouveau staff du XV tricolore retiendra la victoire, essentielle pour une première, et la manière. Pourtant, l'agressivité de la défense transalpine, le terrain glissant et la mise en place d'un autre schéma de jeu n'étaient pas des éléments propres au déploiement d'un rugby spectaculaire. Mais, les coéquipiers de Dusautoir ont sorti "le casque à pointe", comme le leur avait demandé dans la semaine "PSA", pour remporter le combat des avants et s'offrir des opportunités d'essai. Sur l'une d'entre elles, Rougerie, en bon papa des lignes arrières, s'échappa pour planter la première banderille (10-3, 21e). Le trois-quart centre clermontois est imité par son partenaire de club Malzieu, auteur de trois raffuts consécutifs, pour donner un avantage conséquent aux siens juste avant la pause (15-6, 35e).

Sans forcer leur talent, les Bleus, mis sous pression par la botte de Burton (3 pénalités et 1 drop), inscrivent même un troisième essai par l'intermédiaire de Clerc (23-9, 54e), dont le plongeon dans l'en-but lui permet d'égaler le record d'essais de son sélectionneur sous le maillot frappé du coq (32). Un pragmatisme, avec des piqûres meurtrières, qui rappela les plus belles heures tricolores en Nouvelle-Zélande. Quoi de plus normal pour cette formation à la forte ossature mondialiste et drivée par un technicien, attaché aux traditions et pas vraiment adepte du chamboule-tout. Comme un symbole, Fofana, seule valeur ajoutée du groupe, donna un peu plus de coffre à ce succès (30-12, 74e).
La Marseillaise pouvait retentir dans l'écrin de Saint-Denis, Saint-André et ses hommes ont bien chauffé l'ambiance.

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