VI Nations
Réduire le texte Augmenter le texte Wiki Imprimer l'article Envoyer l'article à un ami

Wilkinson botté en touche

Ouvertement critiqué depuis le début du Tournoi des 6 Nations, Jonny Wilkinson ne sera que remplaçant, samedi soir au Stade de France, face aux Bleus. Toby Flood prendra donc la place du Toulonnais à l'ouverture alors que le Parisien James Haskell paie également la note du turnover instauré par Martin Johnson, le sélectionneur anglais.

Jonny Wilkinson ne sera que remplaçant, samedi, face au XV de France. (Reuters) Jonny Wilkinson ne sera que remplaçant, samedi, face au XV de France. (Reuters)
Martin Johnson, le sélectionneur du XV de la Rose, a tranché. Jonny Wilkinson ne conduira pas l'attaque de l'équipe d'Angleterre samedi, au Stade de France, à l'occasion du choc face au XV de France en clôture du Tournoi des Six Nations. Très critiqué depuis le début de la compétition et victime d'un choc à la tête le week-end dernier face à l'Ecosse (15-15), l'ouvreur du RC Toulon débutera sur le banc, tandis que Toby Flood officiera en 10 face aux Bleus. L'évènement est de taille outre Manche puisque c'est seulement la troisième fois de sa carrière internationale que "Wilko" est ainsi écarté au profit d'un de ses concurrents au poste.

Flood succède ainsi à Paul Grayson, auteur de ce crime de lèse-majesté en 1999, et à Danny Cipriani, qui avait été préféré à son aîné en 2008. Interrogé dans les colonnes du Parisien avant d'apprendre sa relégation sur le banc, le Toulonnais affichait la sérénité de celui qui sait revenir de loin. "Je sais que je suis très critiqué, mais tout le monde a le droit d'avoir son opinion. Peu importe les intentions de certains et leurs buts, il doit y avoir une part de vérité dans tout ça. Si les gens le disent, c'est qu'ils le voient. Je les laisse dire. J'accepte les critiques parce qu'elles ne m'empêchent pas de continuer à croire en moi, en ce que je fais, et que mon attitude sur un terrain est la bonne."

"Wilko", trop "has-been"

De toute évidence remis de son KO subi à Murrayfield, Wilkinson subit bel et bien là un camouflet et paye surtout son Tournoi très peu convainquant. Décrété "has-been" dans sa conduite du jeu anglais, l'ancienne icône paye un jeu jugé comme trop stéréotypé, voire même trop conservateur là où beaucoup réclament une plus grande capacité d'improvisation en match. Même ses qualités de buteur ne suffisent plus à redorer son blason, à l'image de ses trois pénalités égarées à Rome, face à l'Italie.

En titularisant l'ouvreur de Leicetser, Toby Flood, réputé plus créatif, plus porté sur l'attaque de la ligne d'avantage, mais dont la rentrée en jeu face à l'Ecosse n'eut pourtant rien de décisive, Johnson cède ainsi à la pression des critiques avec l'espoir de voir enfin son équipe exprimer son potentiel. Avec la titularisation de Flood, c'est toute la ligne de trois-quarts anglaise qui est bouleversée puisque Delon Armitage, jugé hors de forme, cède sa place à l'arrière au joueur de Northampton, Ben Fodden, titularisé pour la première fois, et l'ancien treiziste des Saints, Chris Ashton, meilleur marqueur d'essais en Premiership cette saison à 22 ans avec... 19 réalisations en 25 matches, succède à l'aile gauche - il évolue à droite en club - à Ugo Monye, renvoyé dans ses foyers, tandis qu'au centre, Mathew Tait est suppléé par le vétéran, mais très physique Mike Tindall. Une réponse apportée à la titularisation de Mathieu Bastareaud côté tricolore.

Au sein du pack, un autre vétéran, Simon Shaw, 36 ans, rentre de blessure en deuxième ligne au côté de Steve Borthwick, bon pour le service, mais surtout la rentrée de Joe Worsley en troisième ligne aux côtés de Lewis Moody et Nick Easter relègue aussi sur le banc James Haskell, qui avait pourtant débuté les quatre premiers matches du Tournoi. Une chose est sûre. Le banc anglais samedi au Stade de France ne manquera pas d'allure.

Le XV anglais: Foden - Cueto, Tindall, Flutey, Ashton - (o) Flood, (m) Care - Moody, Easter, Worsley - Borthwick, Shaw - Cole, Hartley, Payne. Remplaçants: Thompson, Wilson, Deacon, Haskell, Youngs, Wilkinson, Tait.

Le reste de l'actualité

Plus d'articles