Les Bleus restent en vie
Condamnés à espérer un miracle pour se qualifier pour les demi-finales du championnat d'Europe, les Experts ont rempli la première part de leur contrat, en remportant leur premier match du tour principal contre la Slovénie (28-26), dimanche à Novi Sad. S'ils n'ont toujours pas convaincu, les Bleus ont assuré l'essentiel.
L'image est trompeuse, Luc Abalo et les Français n'ont pas survolé la rencontre contre la Slovénie. (Reuters)
Jusqu'à un quart d'heure du terme, les Bleus ont en effet couru derrière le score et compté jusqu'à quatre buts de retard (6-10, 19e). Le premier acte n'a fait que rappeler les démons du tour préliminaire, mais les champions olympiques, du monde et d'Europe - au moins pour quelques heures encore - ont quand même un orgueil. Alors que Jérôme Fernandez et Luc Abalo étaient en dessous de tout avant le repos, Xavier Barachet, au contraire, a regonflé le moral de ses coéquipiers grâce à une performance exemplaire en défense. Les Français se sont fait peur, très peur même, mais leur plus grand mérite aura donc été de ne jamais laisser les Slovènes s'envoler.
Fernandez: "On a fait un match moche"
Et surtout, pas trop près de la fin du match. A un quart d'heure pile de la fin du match, Bertrand Gille permet aux siens de prendre l'avantage pour la toute première fois (22-21, 45e). Accambray (23-22, 49e), Barachet (24-22, 51e), ou encore Joli sur un jet de sept mètres (26-25, 56e) tiennent le score dans une fin de match au couteau. Et Fernandez (28-26, 60e), sur un ultime baroud d'honneur, sauve la face de son match encore difficile d'un point de vue personnel. Pendant ce temps, Thierry Omeyer a enfin retrouvé son niveau, en sortant les arrêts qu'il fallait dans le money time.
"On a fait un match moche, on se bat, déclarait le capitaine Fernandez à l'issue de la partie, devant les caméras de Sport+. On est dans la difficulté, et on arrive à redevenir nous-mêmes par moments. Mais ce ne fut pas facile, il a fallu cravacher. Avec du courage et de la détermination, on y arrive." Nikola Karabatic, lui, n'a inscrit que deux buts en 36 minutes de jeu seulement. Au vu de la joie particulièrement démonstrative que le meilleur joueur du monde et ses coéquipiers ont affiché dans la salle de Novi Sad au coup de sifflet final, il y a pourtant fort à parier que seul comptait le soulagement. Collectif.





