Vonn comme prévu
Lindsey Vonn est bien la reine du ski alpin. Grandissime favorite de la descente, l'Américaine n'a pas failli et s'est imposée facilement avec une demi-seconde d'avance sur ses concurrentes. Sa compatriote Julia Mancuso prend l'argent devant l'Autrichienne Elisabeth Görgl qui obtient le bronze. Les Françaises, quant à elle, sont passées à côté.
Lindsey Vonn a tenu son rang de favorite à Vancouver (Reuters).
Grande favorite de ce premier rendez-vous du ski féminin, le super-combiné, initialement programmé dimanche ayant été repoussé à jeudi, la double championne du monde de Val d'Isère, montée cinq fois sur six sur la plus haute marche du podium en descente cette saison, a littéralement écoeuré la concurrence. Si Julia Mancuso signe le premier temps de référence, collant neuf dixièmes à l'Autrichienne Elisabeth Görgl, elle devra s'effacer devant la reine de la vitesse qui coupe la ligne d'arrivée avec plus d'une demi-seconde d'avance sur sa compatriote. Derrière, ni la Canadienne Emily Brydon, trimballée comme une boule de neige par une piste exigeante, ni la Française Ingrid Jacquemod, elle aussi hors sujet, pas plus que la Suédoise Anja Paerson, proche du podium avant de chuter très lourdement à la réception d'un dernier vol plané de 60 mètres, ou encore l'Allemande Maria Riesch, refroidie par de longues minutes d'attente, ne contesteront la suprématie de Lindsey Vonn, qui offre aux Etats-Unis sa première médaille d'or olympique en descente.
Les Bleues en difficulté
"C'est vraiment le plus beau jour de ma vie. Gagner et partager cette victoire avec Julia, c'est vraiment trop d'émotions", a réagi, en pleurs, Lindsey Vonn, montée sur le podium au côté de Mancuso, deuxième devant... Görgl, médaillée de bronze à plus d'une seconde et demie de la championne olympique. "Je ne m'attendais pas à cela. Je n'ai pas été surprise par la piste. Je ne savais juste pas trop quoi penser de ma descente car on n'avait pas fait cette piste en entier auparavant", a ajouté l'Américaine qui, à 25 ans, décroche sa première médaille olympique après être passé au travers en 2006 à Turin. "Il y avait juste quelques sauts un petit peu plus hauts que ce que l'on pensait. Je m'étais fait une idée générale de ce que la piste allait exiger de moi aujourd'hui."
D'autres n'ont pas relevé le niveau d'exigence de la piste canadienne, bleue à souhait pour accueillir les descendeuses. La Suissesse Dominique Gisin, l'Italienne Daniela Merighetti ou encore la Française Marion Rolland, tombée après... quatre secondes de course en raison d'une blessure au genou gauche, n'ont pas vu la ligne d'arrivée. Anja Paerson l'a bien passée mais le nez dans la neige, victime d'une chute extrêmement spectaculaire sur le dernier saut alors qu'elle avait sa sixième médaille olympique, record qui appartient toujours à son ancienne rivale Janica Kostelic, au bout des spatules.
Exigeante, la piste était taillée pour les meilleures. Marie Marchand-Arvier aurait pu jouer le podium si elle n'était pas partie trop large dans un dévers pour échouer au septième rang à un peu plus d'une demi-seconde du bronze. "J'ai fait quelques erreurs de précipitation, concédait-elle au micro de France Télévisions. J'avais envie de bien faire, peut-être trop. Les meilleures sont devant. C'est une belle leçon en vue des autres courses." Pour Ingrid Jacquemod, cette descente n'était pas une leçon mais une punition, l'Avaline, crispée comme jamais, coupant la ligne d'arrivée avec plus de quatre secondes de retard sur Vonn. Laquelle sera une nouvelle fois la grande favorite du Super-G programmé samedi.





