Fischbacher perpétue la tradition
Lindsey Vonn a trouvé plus forte qu'elle lors du Super-G olympique de Vancouver. L'Américaine a été devancée par l'étonnante Andrea Fischbacher et par la Slovène Tina Maze. Du côté des Françaises, Jacquemod a terminé dixième, alors que Marchand-Arvier n'a pas fini la course.
Andrea Fischbacher a remporté le Super-G olympique de Vancouver. (Reuters)
Pourtant, c'est bien la skieuse du Minnesota qui frappait un grand coup en signant le premier gros temps de référence (1'20"88). Un chrono qui aurait pu ou dû lui apporter la médaille d'or, tant Vonn s'est appliquée à trouver les bonnes trajectoires et à maintenir tout au long de ce parcours piégeux une position de recherche de vitesse. Andrea Fischbacher, partie avec le dossard 19, lui volait la vedette quelques minutes plus tard en la repoussant à 74 centièmes (1'20"14). L'Autrichienne, à la glisse aérienne, s'est délectée dans le jeu d'ombre et lumière qu'offrait la Dave Murray en cette fin de matinée canadienne. La piste olympique, cachée du soleil au début du parcours, retrouvait quelques rayons de lumière sur le bas. Suffisamment pour éclairer la performance de la nouvelle championne olympique du Super-G.
Les Françaises en dedans
Ce succès de Fischbacher ouvre le palmarès du ski alpin autrichien lors de ces JO 2010. Sevrée de podium chez les messieurs, malgré de solides gaillards comme Benjamin Raich et Michael Walchhofer, la Wunderteam s'est enfin réveillée et attend avec impatience les épreuves techniques. Après de piètres performances en vitesse, les Françaises elles aussi espèrent briller lors du géant et du slalom, les deux dernières épreuves pour décrocher une médaille. Ingrid Jacquemod, décevante lors de la descente avec seulement la 22e place, a légèrement redressé la barre dans ce Super-G olympique. Au terme d'une course propre, malgré quelques erreurs de trajectoire, la skieuse de Val d'Isère s'est classé 10e (1'21"77).
Mais la grosse déception tricolore est pour Marie Marchand-Arvier. La skieuse des Contamines Montjoie était forcément attendue à Whistler, un an après sa médaille d'argent aux Mondiaux de Val d'Isère, juste devant Fischbacher. Mais elle est passée au travers, piégée par une bosse qui cachait une porte à mi-parcours. Septième de la descente et dixième du combiné, MMA quitte Vancouver sur une mauvaise note. A l'image d'un ski alpin français en berne depuis l'ouverture des Jeux. A la bande de Julien Lizeroux et des slalomeurs de rattraper le coup.





