Ski alpin
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Defago roule sur l'or

Privé de médaille depuis le début de sa carrière, Didier Defago a remporté la descente olympique de Vancouver, lundi, devant Aksel Lund Svindal (0"07) et Bode Miller (0"09). Seulement détenteur du prestigieux doublé Wengen-Kitzbuhel à son palmarès, le Suisse a réalisé un petit numéro sur la Dave Murray qui consacre trois grands champions sur le podium. Petite déception pour Didier Cuche qui ne réalise que le sixième temps alors que le meilleur Français, David Poisson, termine à la septième place.

Auteur d'une magnifique descente, Didier Defago a remporté sa première médaille d'or. (Reuters) Auteur d'une magnifique descente, Didier Defago a remporté sa première médaille d'or. (Reuters)
Cette descente olympique ne pouvait pas échapper à un Suisse. Mais si Didier Cuche et Carlo Janka, respectivement premier et deuxième de la coupe du monde de la discipline, étaient plus volontiers cités parmi les favoris, c'est l'un des principaux outsiders, Didier Défago, qui a su tirer son épingle du jeu pour offrir à la Suisse sa première médaille d'or en descente depuis les Jeux de 1988 à Calgary. Un premier grand titre pour le skieur du Valais, qui n'avait jamais réussi à monter sur un podium olympique ou lors des championnats du monde. "Ce matin, j'ai tout de suite su que la piste allait me convenir. Cela faisait un moment que je courais après un podium. J'avais la volonté de bien faire. Cela s'est très bien passé pour moi", a résumé Défago.

Parti avec le dossard 18, le Suisse était pourtant en retard de 26 centièmes sur le haut du parcours par rapport au leader provisoire Aksel Lund Svindal, qui était venu se glisser pour 2 petits centièmes devant un Bode Miller qui court toujours après son premier titre olympique. Mais le Valaisan a pris tous les risques sur le bas de la piste. Pointé à plus de 117 km/h dans les derniers mètres, soit la vitesse la plus élevée parmi les huit premiers, Défago était à la limite, assurant de justesse une ultime réception. A l'arrivée, le chrono affichait du vert, et un avantage de 7 centièmes par rapport au Norvégien. Personne ne fera mieux.

Poisson y a cru...dix minutes

Ils restaient pourtant encore du beau monde à s'élancer. Et notamment Manuel Osborne-Paradis, chez lui à Whistler Mountain. Mais malgré le soutien de son public, le Canadien terminera finalement loin, 17e à plus d'une seconde, après avoir été dans le coup pendant la première partie de la course. Puis vint le tour de Carlo Janka. Mais le Suisse, jamais vraiment dans le rythme, terminera onzième, juste derrière Walchhoffer. Quant à Didier Cuche, la fin de parcours lui aura été fatale. Longtemps à moins de sixièmes de Défago, Cuche échouera finalement à la sixième place, juste devant le Français David Poisson.

Le skieur de Valandry était le premier tricolore a s'élancer, avec le dossard 3. En tête pendant quelques instants, il a peut-être cru pouvoir succéder à Antoine Dénériaz, titré en descente à Turin. Mais il sera détrôné dix minutes plus tard par un certain Bode Miller... "Aujourd'hui c'est ce que j'attendais. On est dans le vrai", a déclaré le Français, septième de la course à un petit plus d'une demi-seconde (51 centièmes), avant de confier : "J'ai fait une erreur où je ne devais pas, au milieu." Les autres Bleus ont terminé un peu plus loin : Adrien Théaux (16e), Guillermo Fayed (26e) et Johan Clarey (27e). "C'est une grosse déception, mais j'ai tellement mal skié que je ne pouvais pas faire mieux aujourd'hui, a avoué ce dernier au micro de France 3. Je n'étais pas au niveau. Il y avait quand même moyen de faire une seconde et demie de moins. Je m'attendais à beaucoup mieux, mais il va falloir rebondir." Dès demain, dans la descente du Super-combiné ?