La Gazette du golf
Chaque lundi, après un week-end de tournois, retrouvez les faits marquants, de l'European Tour au circuit PGA en passant par les résultats des dames. Le "winner" de la semaine se nomme Branden Grace, auteur d'une performance rare en remportant un deuxième tournoi en une semaine à George. Raphaël Jacquelin s'est bien comporté, Thomas Levet a craqué, et Mark Wilson a remporté sa première victoire sur le circuit américain, à La Quinta.
Le double coup de Branden Grace. (Reuters)
Les "back-to-back" ne sont pas légion en golf. Sorti un peu de nulle part, Branden Grace vient pourtant de réussir cette performance rare, en enchaînant deux succès de rang. Cerise sur le gâteau, ces deux victoires ont été obtenues chez lui, en Afrique du Sud. Après avoir remporté la semaine précédente le tournoi de Johannesburg, Grace a prolongé son bel état en décrochant la gagne en playoff à George, face à ses deux compatriotes Ernie Els et Retief Goosen. Auteur d'un birdie sur le 18, le bien nommé a fait doublement ses preuves. D'une part, il a résisté à la pression face à deux adversaires disposant d'une sacrée expérience, en pliant l'affaire dès le premier tour de playoff.
Surtout, il a tenu la distance sur les quatre tours au sein d'un plateau relevé, puisque regroupant uniquement des vainqueurs de tournoi en 2011 ou des joueurs à plus de 10 succès en carrière. "Je suis vraiment aux anges, déclarait le grand vainqueur à l'issue de sa victoire, pour le site du circuit européen. C'est un rêve qui devient réalité de gagner un si gros tournoi, probablement le meilleur que j'aie jamais disputé." Grace devient le premier golfeur depuis Fred Couples, en 1995, à enchaîner sa première victoire sur l'European Tour avec un succès sur le Tournoi des champions. Classé 258e au classement mondial avant de s'imposer une première fois à Jo'burg, le voici désormais intégré au top 100, en 92e position exactement.
L'homme de la semaine: Mark Wilson
Le PGA Tour a failli avoir son Branden Grace. Pour un peu, Johnson Wagner et sa belle moustache allait lui aussi bisser, une semaine après avoir gagné l'Open de Hawaii. Mais Mark Wilson avait également envie de décrocher sa première victoire sur le circuit américain, et y a mis du coeur à l'ouvrage à La Quinta. Auteur notamment d'une remarquable carte de 62 lors du deuxième tour, le bizut a tenu bon malgré le joli 65 de Wagner le dernier jour. L'homme a le souci du détail et ne laisse rien au hasard. Il démarre tous ses tours avec dans sa poche, deux tees longs, un tee court, un quart de penny, un penny et un outil pour remettre ses divots en place: "C'est une chose que je peux contrôler, indiquait-il en conférence de presse. Et il y en a beaucoup sur lesquelles, en revanche, je ne peux pas influer. Je ne peux pas contrôler mes opposants, les rebonds ou la façon dont la balle va rouler sur le green." Désormais, l'intéressé exerce aussi un certain contrôle sur son palmarès. Et c'est peut-être le plus important.
Les Français
Quand les tauliers sont de sortie, c'est en général pour recadrer le tir. Ce fut à moitié le cas à George grâce à un consistant Raphaël Jacquelin, vainqueur l'an dernier en Sicile et qui fut aussi le golfeur français le mieux classé sur un Majeur en 2011, avec une huitième place au British Open. Le Lyonnais a terminé en septième position dimanche, à six longueurs des trois leaders. Sans un troisième tour raté le samedi, avec un 77 (+4), "Raph" aurait tutoyé le podium. Pour son premier tournoi de la saison, Jacquelin s'adjuge donc un encourageant top 10 et semble déjà avoir trouvé le rythme. Ce n'est pas le cas de l'autre engagé du clan bleu, blanc, rouge, très loin s'en faut. En effet, Thomas Levet s'est manqué dans les grandes largeurs et a tout simplement terminé dernier. Auteur d'un 81 du plus mauvais effet dès le premier jour, le tenant du titre de l'Open de France a fait encore pire le samedi - jour décidément noir pour le golf hexagonal -avec un 82. Levet finit en +20, à 42 longueurs des leaders, mais peut remercier Pablo Martin. L'Espagnol, auteur d'un légendaire... 90 samedi (décidément...), partage avec lui la place de lanterne rouge.





