Volcanique Napoli !
Mené au score à la demi-heure de jeu, Naples a inversé la tendance pour dominer Chelsea (3-1), mardi soir à San Paolo, en huitièmes de finale aller de la Ligue des champions. Le doublé d'Ezequiel Lavezzi et le but, litigieux, d'Edinson Cavani permettent aux Partenopei d'aborder la confrontation retour dans trois semaines à Londres avec un petit avantage sur les Blues.
Un but et deux passes décisives pour Edinson Cavani. (Reuters)
Chauffé par son public, le Napoli était parfaitement entré dans cette rencontre, Petr Cech, d'un arrêt réflexe, empêchant le buteur local, Edinson Cavani, d'ouvrir la marque dans un angle fermé (10e). Le portier tchèque fut également décisif sur cette percée assortie d'un petit pointu du latéral droit, Christian Maggio (19e). Et c'est contre le cours du jeu que Paolo Cannavaro, capitaine courage et napolitain pur souche, trahit les siens en ratant son intervention défensive. Un mauvais rebond trompa sa vigilance, pas celle de Juan Manuel Mata, tout heureux de pouvoir ajuster Morgan De Sanctis dans un silence de cathédrale (0-1, 27e). Une bévue que rattrapa assez vite le chouchou des tifosi, Ezequiel Lavezzi, parfait dans son enchaînement contrôle-frappe (1-1, 38e).
Lavezzi-Cavani, quel duo !
Une réalisation beaucoup moins litigieuse que celle de Cavani, quasiment dans la foulée (2-1, 45e). Sur ce coup-là, et malgré plusieurs ralentis, impossible de savoir si l'attaquant uruguayen avait repris du pectoral ou du bras un centre de Gokhan Inler. San Paolo n'en avait cure et pouvait chanter ses héros à la pause, lui qui voue un culte sans nom à "El Pibe de Oro" depuis le passage de l'icône argentine en Campanie. Son compatriote Lavezzi, qui avait ouvert son compteur but en C1 en première mi-temps, aurait pu avoir une double ration s'il ne ratait pas le plus facile après un bon relais de Cavani (55e). Ce n'était que partie remise puisque le gamin de Rosario profitait d'une grossière erreur de David Luiz et d'un caviar de son compère sud-américain pour corser l'addition (3-1, 65e).
Le duo magique a encore frappé, face à une formation londonienne au bord de la rupture, contrainte de répliquer mollement par des frappes lointaines de Didier Drogba ou de Florent Malouda. André Villas-Boas, qui jouait certainement sa tête ce soir, changeait son entrejeu en même temps que son système pour limiter la casse, symbole de la fébrilité actuelle des Blues, qui attendent des soirs meilleurs. Peut-être le 14 mars prochain, date du match retour, où Chelsea, de par son but marqué à l'extérieur, caressera l'espoir de se qualifier pour les quarts. Mais son adversaire, qui attend ce sésame depuis 1990, n'aura pas pitié de lui.





