Allemagne
Le 08/02/2012 à 10:16 Par Guillaume Bardou
Réduire le texte Augmenter le texte Wiki Imprimer l'article Envoyer l'article à un ami

Lahm d'un chef

Dépassé au classement de la Bundesliga par le Borussia Dortmund, le Bayern Munich veut dissiper ses doutes du moment en battant Stuttgart, mercredi, en quart de finale de la Coupe d'Allemagne. En bon capitaine, Philipp Lahm pousse ses coéquipiers à donner leur maximum sur le terrain.

Philipp Lahm est un meneur d'hommes en crise. Le latéral, devenu au Bayern ce que les Allemands adorent surnommer "Topspieler", un guide sur le terrain comme en dehors, vit mal le début d'année difficile du club bavarois. Capitaine à 27 ans, puisque nommé après le départ de Van Bommel l'hiver dernier, celui qui porte également le brassard en sélection cherche les maux de ce Bayern 2012.

Tel Attila fondant sur Rome, Lahm a pourtant poursuivi ses raids ravageurs à l'entame d'une saison qu'il espérait celle de la renaissance. A une différence près, et de taille, l'ancienne jeune doublure de Lizarazu a repris place dans couloir gauche, laissant l'autre côté à la recrue Rafinha. Pas un souci, à première vue, pour le polyvalent allemand. Jupp Heynckes, occupé à faire oublier à son effectif les conséquences de la rigueur extrême de Louis Van Gaal, avait de toute façon d'autres chats à fouetter. L'ancien entraîneur de Leverkusen avait en plus jugé que son capitaine pouvait davantage apporter offensivement sur cette aile. Une manière aussi de contribuer au retour en forme de Ribéry, Robben ayant souvent rappelé le rôle de Lahm pour l'aider à briller sur le côté droit lors de la brillante saison 2009-2010. Les débuts, dans le sillage d'un Bayern impérial et invaincu entre le 14 aout et le 23 octobre, ont été bons. La suite nettement moins.

"Aucune idée à l'approche de la surface"

Peu brillant au cours de la fessée subie contre Mönchengladbach (3-1) lors de la reprise de la Bundesliga, Lahm a encore souffert ce week-end face à Hambourg. Très impliqué offensivement pour tenter d'aider des attaquants en difficulté, le Munichois ne sait plus trop sur quel pied danser entre soutien offensif et couverture à gérer autour d'une charnière Van Buyten-Badstuber lente et en panne de confiance. "Nous jouons très bien, mais nous n'avons juste aucune idée à l'approche de la surface de réparation, aucune passe décisive. Et si nous avons des occasions, alors nous ne marquons pas. Nous avons besoin de travailler, parce que c'est un problème, surtout quand on est mené 1-0", constatait-il récemment dans un entretien à Bild. Et la pression se fait désormais sentir puisqu'avec quatre points pris depuis la reprise, les Bavarois ont perdu cinq unités sur Dortmund, désormais leader avec deux longueurs d'avance sur eux.

"Nous avons toujours la pression", a répondu Lahm à la presse allemande qui s'interrogeait sur cette crise. Surveillé, disséqué comme tout grand club européen, le recordman de titres nationaux (22) n'a pas besoin d'avoir une épée de Damoclès au-dessus de sa tête pour se sentir épié. "Nous devons réduire nos erreurs et continuer à travailler de manière obstinée, intensive et ambitieuse", a martelé l'entraîneur sur le site du club. Lahm, lui, aura au moins quelques certitudes ce mercredi. Celles d'avancer en terrain connu à l'heure de retrouver Stuttgart, la formation qui l'a révélé lors d'un prêt fructueux entre 2003 et 2005. Un bon début pour relever la tête avant de retrouver la Ligue des champions, l'objectif numéro 1 du club cette saison. La finale est en effet programmée dans son antre de l'Allianz Arena. Loin des frimas d'un hiver bien difficile pour l'ogre bavarois.

Le reste de l'actualité

Plus d'articles