Et voilà que l'on reparle de Knysna...
Enfermé à double-tour dans l'un des tiroirs de la Fédération Française de Football, le dossier concernant les mutins de Knysna est réapparu mercredi sur le devant de la scène après que L'Equipe se soit procuré une note interne visant à réduire les sanctions de certains joueurs de l'équipe tricolore. Un plan qui est resté sans suite mais qui pourrait fragiliser un peu plus le statut de Laurent Blanc.
Laurent Blanc est dans la ligne de mire. (Reuters)
"Trois axes d'action" sont ainsi évoqués. Le premier préconisait la "confusion des peines", le directeur administratif Marino Faccioli voulant s'appuyer sur un tour de passe-passe juridique pour espérer diminuer l'importance de la sanction. Le deuxième volet de ce plan de bataille reposait sur la "communication externe" et demandait notamment l'aide de figures du football français (Jacquet, Hidalgo, Roux) pour critiquer ces suspensions. Ce que les intéressés ont fait en écrivant une "lettre ouverte" au nom de l'intérêt supérieur du football français. Enfin, le dernier point de cette méthode peu scrupuleuse consistait à ce que les joueurs concernés, "fassent appel dès le 23 août 2010", pour reporter la sanction vers les matches amicaux de novembre et février. Plutôt bien vu !
Sauf que l'état-major de la FFF n'a pas suivi les arguments déployés par les nouveaux responsables de l'équipe de France et que les sanctions ont été maintenues. "Après cette note, j'ai expliqué à Blanc le fonctionnement de la Fédération pendant une heure, a affirmé Duchaussoy, qui est resté sourd face aux volontés du successeur de Raymond Domenech. Il a très bien compris que cela ne marchait pas comme ça. Ensuite, il n'est jamais revenu à la charge sur ce dossier. Cela n'a eu aucune influence sur les décisions prises." Peut-être, mais voilà que ce nouvel épisode ne va pas vraiment arranger les affaires de Laurent Blanc. Ni celles du football français.








