Paris à court de miracle
Malgré sa victoire sur l'Athletic Bilbao (4-2), mercredi, lors de la dernière journée de phase de poules, le Paris Saint-Germain n'ira pas plus loin en Ligue Europa. La faute au succès à l'extérieur de Salzbourg sur la pelouse de Bratislava (2-3). Mais, le club de la capitale, qui devait faire un meilleur résultat que les Autrichiens, ne peut s'en prendre qu'à ses suffisances au cours de cette compétition.
Nenê et les Parisiens restent à quai dans cette Ligue Europa. (Reuters)
Car Bilbao avait beau être déjà assuré de son billet, les Basques ont affiché une franche résistance. Le match débute en effet bien mal avec un véritable scénario catastrophe. Gabilondo reprend de volée à l'entrée de la surface, forçant Douchez à une première détente pour concéder le corner (2e). Alors que les Basques se préparent à le frapper, Bratislava ouvre la marque face à Salzbourg sur sa pelouse. A ce moment là, et après deux petites minutes de jeu, le PSG est qualifié... Pour dix petites secondes à peine puisque qu'Aurtenetxe coupe le corner au premier poteau et reprend de la tête. Le ballon se fiche sous la barre (0-1, 3e). Et le PSG passe de nouveau à la trappe.
Qualifiés à la mi-temps...
Rageant d'autant qu'en Slovaquie, Bratislava poursuit son pressing et double même la mise dès la première demi-heure. Paris pousse peu à peu et Nenê, très actif, finit par obtenir un coup franc plein axe à 25 mètres. Le Brésilien le frappe et trouve la tête de Bahebeck qui manque totalement sa tentative. Sa reprise se transforme en passe et trouve Pastore, laissé seul face au but. L'Argentin ne manque pas l'offrande et égalise, inscrivant son premier but depuis 453 minutes (et sa réalisation face à Bratislava le 3 novembre) pour qualifier virtuellement le PSG. Tout va mieux, d'autant que si Salzbourg réduit la marque en Slovaquie, les Parisiens poursuivent leur forcing au détriment d'un équilibre parfois difficile à cerner, surtout face à un bon collectif basque auteur d'un pressing étouffant et explosif en contres. Bodmer fait lever le Parc avant la pause en reprenant de la tête un corner de Nenê (2-1, 40e). Et Paris se met à rêver en dépit de l'égalisation de Salzbourg. A la mi-temps, le PSG est qualifié pour les 16e de finale.
Hélas, les nouvelles de Bratislava ne laissent que peu d'espoirs. Auteur d'un bon retour, Salzbourg avance en pleine confiance et ne tarde pas à prendre l'avantage après la reprise. N'étant plus maitre de son destin, le PSG voit même le chemin s'obscurcir un peu plus quand David Lopez égalise. Récupérant le ballon aux 20 mètres, le Basque contrôle et, esseulé, n'hésite pas à tenter sa chance. Sa frappe, surpuissante, ne laisse aucune chance à Douchez (2-2). Techniques, inspirés, les Basques font souffler un vent de terreur sur le Parc mais le PSG, même en difficulté au milieu, tient le choc. Mieux, il repart à l'abordage. Bahebeck, décevant et très maladroit, cède ainsi sa place au revenant Hoarau (65e).
Paris y croit toujours, surtout quand San José commet une main dans sa surface suite à une louche de Nenê. M Jug indique le point de penalty ! Mais le Brésilien le frappe au dessus (84e). A peine le temps de se lamenter que le PSG reprend enfin l'avantage, Hoarau mettant la pression sur Perez sur un centre tendu devant le but. Le Basque, gêné devant son but, marque contre son camp (3-2, 85e). Nenê obtient même un deuxième penalty quand il se voit fauché par Itturaspe (90e). Hoarau le transforme (4-2, 90e).
Ce finish ne sert pourtant à rien puisque Salzbourg tient sans vraiment trembler sa victoire à Bratislava, d'ores et déjà éliminé. Vainqueur 4-2, le PSG sort de la Ligue Europa dès la phase de poules. Une cruelle désillusion à la vue d'un tirage pourtant loin de présenter des foudres de guerre. Avant même la trêve, ce PSG là qui voulait tout gagner n'a déjà plus que deux compétitions à jouer, la Coupe de la Ligue s'étant aussi envolée à Dijon (3-2). Plus que jamais, Paris a les yeux tournés sur la Ligue 1 et la réception de Lille dimanche, "l'échéance la plus importante" selon Kombouaré, interrogé sur W9. A Paris, on se console comme on peut en attendant un mercato annoncé comme agité...





