Ligue Europa
Le 15/09/2011 à 20:54 Par Rémy DE SOUZA
Réduire le texte Augmenter le texte Wiki Imprimer l'article Envoyer l'article à un ami

Un succès qui donne de l'énergie

Pour son premier match dans la phase de poules de la Ligue Europa, le Paris Saint-Germain a décroché une belle victoire contre Salzbourg (3-1) ce jeudi, au Parc des Princes. Nenê, Mathieu Bodmer et Jérémy Ménez ont trouvé la faille dans la défense autrichienne. Les Parisiens s'installent déjà en tête de leur groupe, devant l'Athletic Bilbao, leur prochain adversaire.

La dernière fois que le Paris Saint-Germain avait croisé la route d'une équipe vêtue d'un maillot blanc frappé de deux taureaux rouges, la défaite avait été au rendez-vous, les New York Red Bulls s'imposant face au club de la capitale lors de l'Emirates Cup (1-0), le 30 juillet dernier. Il s'agissait donc d'effacer ce mauvais souvenir pour le PSG face à une autre formation aux couleurs de la célèbre boisson énergétique, Salzbourg. Une mission réussie face à des vice-champions d'Autriche et actuels leaders de leur championnat qui ont fait office de premières victimes du squad d'Antoine Kombouaré ce jeudi au Parc des Princes dans le groupe F de la Ligue Europa.

Une victoire - la sixième de rang toutes compétitions confondues après les succès enregistrés en barrages de cette même compétition contre les Luxembourgeois de Differdange et les 9 points pris coup sur coup en Ligue 1 contre Valenciennes, Toulouse et Brest - qui aura mis du temps à se dessiner. La faute à un début de match qui voient les visiteurs s'illustrer, Douchez, titulaire, devant s'employer pour repousser un tir de Leonardo (3e), une tête piquée du géant Maierhofer, 2,02m sous la toise (12e), avant de voir un tir de Cziommer flirter avec son montant gauche (23e).

Pastore régale

L'équipe parisienne, remaniée pour l'occasion avec, en plus de celui de Douchez, les retours d'Armand et d'Erding dans le onze de départ, se perd d'abord dans des tentatives individuelles vouées à l'échec. Ménez et Nenê gardent trop le ballon quand Pastore brille par sa simplicité et des dribbles à bon escient. Au milieu d'un festival de petits ponts, le joueur le plus cher de l'histoire de la Ligue 1 manque de faire parler la poudre au terme d'un raid solitaire conclu par un tir repoussé par le dernier rempart adverse, Gustafsson (39e). Dans la foulée, l'Argentin réclame un penalty pour un tirage de maillot non sanctionné par M. Banti, l'arbitre italien de la rencontre.

Excellent sans être décisif, après avoir notamment raté le plus facile au bout du temps additionnel (90+3e), l'ancien pensionnaire de Palerme laisse ses partenaires se charger de forcer le verrou autrichien. Une première fois après que Ménez est déséquilibré dans la zone de vérité, Nenê se chargeant de transformer le penalty (1-0, 35e). L'ancien Romain se chargera de sceller la victoire des siens en interceptant une passe mal assurée avant de faire trembler les filets d'un plat du pied droit (3-0, 67e). Entre-temps, Mathieu Bodmer s'était chargé de mettre le PSG à l'abri avec la manière, sa volée à la réception d'un centre d'Erding finissant au fond des filets (2-0, 44e).

Dans ces conditions, la réduction de l'écart en fin de partie signée Sekagya de la tête, à la réception d'un coup franc botté par Jantscher (3-1, 87e), relève de l'anecdote. Et le club de la capitale de conserver son invincibilité européenne à domicile, en vigueur depuis novembre 2006, soit désormais 17 matches de rang. Une bonne chose pour la confiance avant de passer un sérieux test, le 29 septembre prochain, sur le terrain d'un adversaire d'un tout autre acabit, l'Athletic Bilbao de Fernando Llorente.