Uruguay
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L'Uruguay avec fierté

L'Uruguay, qui avait remporté la Coupe du monde en 1930 puis en 1950, s'est incliné face aux Pays-Bas (3-2), mardi soir au Cap, où le petit pays sud-américain disputait sa première demi-finale dans un Mondial depuis quarante ans. Pour le sélectionneur Oscar Tabarez, la Celeste est tombée avec les honneurs : "Si nous avions pu choisir une façon de perdre, ç'aurait été celle-ci."

Les Uruguayens ont perdu dans la dignité. (Reuters) Les Uruguayens ont perdu dans la dignité. (Reuters)
La passion et le coeur ! L'Uruguay a joué avec ses armes face aux Pays-Bas. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la Celeste a chahuté les Néerlandais. Les hommes de Tabarez se sont battus sur chaque ballon, ils ont su inverser la tendance après un début match manqué en faisant remonter leur bloc équipe pour mettre en danger leurs adversaires, ils ont même égalisé par Forlan avant de craquer au plus fort de leur domination. Mais même à 3-1, ils ont tenu bon, ils ont encore marqué, s'offrant un dernier frisson pendant le temps additionnel... "On a eu des matches plus difficiles qu'aujourd'hui, on a contrôlé le match, on n'a pas été tellement mis en danger, il nous reste un sentiment amer car on aurait pu faire quelque chose d'encore plus grand", concédait après coup un Diego Forlan très disponible pour répondre aux questions à l'issue de la rencontre.

S'arrêter si proche de la finale en réalisant une prestation de ce calibre alors que beaucoup imaginaient une promenade de santé de la bande à Wesley Sneijder, c'est tout de même appréciable. "Le pays peut être fier de ce que nous avons réalisé, on a réussi à intégrer le top 4 mondial. On aura pu gagner ce match, on a eu occasions, mais nous avons eu deux mauvaises minutes et la Coupe du monde s'est envolée. Deux minutes de malchance car nous étions dans notre meilleure période", concède Diego Lugano, l'habituel capitaine qui, blessé, a assisté à la rencontre depuis le banc.

La tête haute

"Je suis fier et heureux de la performance de l'équipe, on a su se hisser à leur niveau, on ne peut pas demander plus à mes joueurs", reconnaît de son côté le sélectionneur Oscar Tabarez, digne et fair play en conférence de presse. Il n'a pas oublié de saluer la performance des Pays-Bas et ne s'est pas réfugié derrière le hors-jeu de Van Persie sur le second but: "Ce n'est pas la première erreur de la Coupe du monde, mais ce n'est pas une excuse, on a essayé et on n'a pas réussi. Je répète que je suis satisfait de ce que mes joueurs ont fait sur le terrain. Avant de partir sous les applaudissements d'une partie de la salle de presse, il a glissé: "Si on doit choisir une manière de perdre un match, on ne doit pas être loin de ce que l'on a produit."

Une fierté que tous chercheront à prolonger à Port Elizabeth lors d'une rencontre pour la troisième place que l'Uruguay ne compte certainement pas galvauder. "Oui, c'est très important", tranche Forlan, "on peut faire encore mieux que terminer dans les quatre premiers en arrachant cette victoire pour la troisième place", ajoute Luis Suarez, l'homme dont la main sur la ligne a sauvé son équipe en quart de finale contre le Ghana. "On devra laisser une bonne image comme celle donnée ce soir (mardi) sur le terrain. Il s'agira d'une autre opportunité de montrer que l'Uruguay peut jouer au même niveau que les trois autres demi-finalistes. Cette rencontre de samedi est importante pour moi", martèle de son côté Oscar Tabarez. Que ce soit l'Allemagne ou l'Espagne en face, le dernier adversaire de la Celeste ne pourra pas se permettre le moindre relâchement. Car l'Uruguay compte fermement quitter l'Afrique du Sud la tête haute et sur le podium.

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