Ligue 1
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Un coup pour rien

Comme Bordeaux, Montpellier, Auxerre et Lyon, l'Olympique de Marseille n'a pris qu'un point lors de la 28e journée de Ligue 1, avec un nul à Toulouse (1-1). Visiblement en manque de jus, les Marseillais restent à trois points du leader bordelais, mais se font dépasser par Lille, tombeur de Grenoble (1-0), un peu plus tôt dans la journée.

L'OM de Diawara n'a pas pu se défaire du TFC de Kazim-Richards. (Reuters) L'OM de Diawara n'a pas pu se défaire du TFC de Kazim-Richards. (Reuters)
Lendemains européens difficiles pour l'Olympique de Marseille. Non, Marseille n'a pas été bousculé plus que cela dimanche par une équipe du TFC qui est à sa place dans le ventre mou de la Ligue 1 (11e après cette 28e journée), mais trois jours après un match intense au stade de la Luz face à Benfica en 8e de finale retour de la Ligue Europa (1-1), force est de constater que les Phocéens n'ont pas su trouver les ressources physiques pour revenir de la Ville Rose avec les trois points, ce qui constituait pourtant leur objectif, d'autant qu'ils connaissaient les résultats de leurs concurrents dans la course au titre, à savoir les nuls la veille de Bordeaux à Monaco (0-0), entre Montpellier et Auxerre (1-1) et lors du derby entre Lyon et Saint-Etienne (1-1). Du coup, au lieu de s'installer sur le podium à une longueur du leader bordelais, l'OM perd une place, désormais sixième avec toujours trois points de retard sur les troupes de Laurent Blanc.

Pas de quoi paniquer, mais les Olympiens ne seront pas parvenus à rattraper au Stadium les deux points perdus une semaine plus tôt au Vélodrome face à Lorient (1-1), ce que ne manquait pas de souligner au coup de sifflet final un Didier Deschamps en colère contre l'arbitrage, pourtant peu suspect de préférences toulousaines, de M. Enjimi: "On ne fait qu'un nul, ce n'est pas un mauvais résultat, mais le fait qu'on en ait fait un à domicile contre Lorient, ça fait peu de points. Trois jours après un match de Coupe d'Europe, ça n'a pas été facile. On a moins bien maitrisé le jeu, surtout en première mi-temps. Mais après en deuxième, sur la fin de match malgré la fatigue, on avait quand même plus de fraicheur et plus d'opportunités que Toulouse."

Brandao attaque, Machado répond

Sans doute, mais cela n'a pas suffi, pour les troupes de "DD" qui sait cependant qu'il était difficile d'en demander beaucoup plus à son équipe ce dimanche face à un TFC fidèle à l'image laissée cette saison, à savoir solide physiquement mais peu enclin à se découvrir. Du coup, la rencontre n'aura jamais atteint des sommets, tant au niveau de l'intensité émotionnelle qu'au nombre d'occasions. Si Toulouse a globalement la possession de la balle lors de la première demi-heure, il se montre peu dangereux, à l'image de ce ballon mal négocié par Braaten (8e), cette tête de Congré au-dessus (14e), Mandanda ne devant finalement s'employer que sur un tir croisé de Braaten, sorti en corner (25e).

Et l'OM ? Quasiment rien à se mettre sous la dent jusqu'à ce rush côté gauche de Ben Arfa qui obtient un corner (les images montreront qu'il y avait en fait sortie de but). Valbuena le tire mollement, mais il ne se trouve aucun Toulousain au premier poteau pour couper le centre, ce dont profite Brandao pour marquer d'une reprise croisée de l'intérieur du gauche (30e). Douche froide sur le Stadium et sur une équipe de Toulouse qui réagit cependant rapidement. D'abord par Kazim dont le tir en pivot passe à côté (37e), surtout par Machado, qui, après une remontée de balle de Tabanou relayée dos au but par une subtile déviation de Kazim, trouve la lucarne de Mandanda d'une frappe enroulée (39e). Egalisation somme toute méritée au regard du premier acte, tout comme le sera le nul final après 45 minutes supplémentaires.

Car la seconde période, à peine plus enlevée, sera assez équilibrée au niveau des occasions, avec quelques poussées toulousaines comme cette frappe de Kazim boxée par Mandanda (51e) qui contrôle difficilement dans la foulée un essai flottant d'Ebondo (52e), un tir de Sissoko, qui bute sur Mandanda, alors que Didot, démarqué sur sa droite, attend l'offrande (74e), une frappe en angle fermé de Dupuis sur le portier marseillais (75e) et une ultime tentative à côté de Kazim sur corner (81e). Du côté marseillais, quelques offensives en fin de match, notamment de la part de Niang, rentré en jeu (frappe enroulée à côté, 76e), un ultime coup franc en force de Taiwo stoppé par Pelé (90e), et finalement un certain soulagement de ne pas rentrer du Stadium bredouille et surtout l'envie de rentrer au plus vite à Marseille pour soulager des jambes qui deviennent de plus en plus lourdes en cette fin d'hiver...

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