Newey, la carotte de Ferrari
Afin de retrouver les sommets, Ferrari serait enclin à réunir le concepteur en chef de Red Bull Racing, Adrian Newey, et le double champion du monde, Sebastian Vettel, sous sa bannière dans un futur à court terme. Par l'intermédiaire de Stefano Domenicali et même du boss, Luca di Montezemolo, la Scuderia a multiplié les appels de phare pour s'attacher les services du créateur des deux dernières monoplaces championnes du monde.
Ferrari drague ouvertement Adrian Newey, ici avec Sebastian Vettel. (Reuters)
Encore battu à plate couture par Red Bull la saison dernière, mais également par McLaren, Ferrari avait déjà dû se contenter de la troisième place en 2010. Déjà derrière Red Bull et McLaren... C'était encore pire en 2009, puisque Ferrari avait terminé quatrième, laissant le haut du pavé à Brawn GP, et bien sûr Red Bull et McLaren. Il faut donc remonter à 2008 pour trouver trace du dernier titre constructeurs de l'écurie au Cheval cabré. C'est évidemment insuffisant, et Ferrari ne peut se permettre d'enchaîner une quatrième saison blanche.
Di Montezemolo: "S'il venait à être disponible..."
Dans cette optique, le développement de la voiture revêt bien sûr une importance capitale. Et débaucher Newey permettrait de faire coup double, en privant à la fois Red Bull de ce qui constitue son meilleur atout - avec Sebastian Vettel, bien sûr - et en amenant dans son camp des éléments qui ont fait et font encore l'incroyable réussite de l'équipe autrichienne. "J'ai entière confiance en nos techniciens, tempérait d'abord le grand patron Luca di Montezemolo pour La Gazzetta dello Sport, trois jours avant Noël. J'avais déjà rencontré Newey en 1997, ça n'avait pas été une franche réussite. Sa femme pensait que l'Italie était, en quelque sorte, un pays du tiers monde."
Mais il y a prescription depuis, et le CV de Newey vaut certainement plus que les connaissances géopolitiques de sa chère et tendre. Di Montezemolo l'admet aisément: "S'il venait à être disponible à nouveau et s'il a changé d'avis, alors pourquoi ne pas le faire venir ?" En attendant, la Scuderia a déjà recruté Hirohide Hamashima, l'ex-directeur du développement des pneus F1 de Bridgestone, ou encore Steve Clark, ingénieur en course arrivé tout droit de Mercedes. La preuve que Ferrari ne rechigne pas, ou plus, à s'ouvrir au monde extérieur. "On doit rester devant les autres aux départs, améliorer les arrêts au stand, être fiable et s'assurer que la voiture soit impeccable au niveau mécanique." Alors, il faut appeler Newey.





