Le 13/02/2012 à 14:00 Propos recueillis par Camille Fischbach
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Casar: "Toujours en forme sur le Giro"

Le 13, chiffre porte bonheur pour Sandy Casar? A 32 ans, le coureur de la FDJ-Big Mat entame sa 13e saison dans l'écurie de Marc Madiot. Heureux de retrouver le World Tour, Casar espère une nouvelle fois bien figurer sur le Giro.

Sandy Casar est resté fidèle à la FDJ. (Reuters) Sandy Casar est resté fidèle à la FDJ. (Reuters)
Pour votre première course de l'année, vous avez participé au Tour Down Under, avec une 28e place à l'arrivée. Comment cela s'est passé ?
Plutôt bien. C'est vrai que je n'avais pas là-bas les meilleures sensations. J'étais parti pour faire un résultat. Mais en début de saison, c'est toujours un peu compliqué car on ne sait jamais comment on se situe par rapport aux autres. Cela s'est passé à peu près correctement. Sur cette course, le classement général n'est pas important.

Quel est votre programme ?
Je vais disputer le Tour d'Oman à la mi-février. Puis après, je devrais courir Paris-Nice, le Tour de Catalogne, du Pays Basque, le Tour du Trentin puis le Giro au mois de mai.

Vous êtes-vous fixé des objectifs pour 2012 ?
C'est d'abord de bien figurer sur les courses par étapes comme le Tour de Catalogne et du Pays Basque. Il y a ensuite le Tour d'Italie, où j'ai envie de faire un bon résultat. J'espère obtenir une bonne place, surtout qu'il y a quelques belles étapes pour moi. Ce sera le premier objectif cette saison.

D'autant que vous avez souvent brillé par le passé sur le Giro.
Oui. En 2003, j'avais pris la 13e place. J'ai fini 6e en 2006. La troisième fois, je n'avais pas fait grand-chose. C'est une course que j'aime bien. D'autant que c'est une période de l'année qui m'est favorable et où j'ai toujours été en forme.

"Démare, il va réussir"

Cela fait plus de dix ans que vous roulez avec la FDJ. Quel bilan faites-vous de cette décennie passée avec elle ?
Je garde de très bons souvenirs de ces dix années. J'ai l'impression d'être à la maison. Je retiens surtout mes succès sur le Tour de France (2007, 2009, 2010), mais également ma deuxième place sur Paris-Nice (2002).

Quel retenez-vous de la saison 2011 ?
Ce fut une année mitigée. Début janvier, je n'avais pas de programme bien défini car avec notre statut d'équipe continentale, on n'a pas pu faire certaines courses que j'aurais aimé disputer, comme le Tour du Pays Basque ou le Tour de Romandie. Cela n'a pas été facile.

Cette année, il y aura deux équipes françaises sur le circuit World Tour, AG2R La Mondiale et la FDJ. Pour vous comme pour toute l'équipe, cela a dû être une satisfaction d'avoir obtenu la licence.
C'est une reconnaissance par rapport aux résultats de l'équipe obtenue l'année dernière. A l'époque, on pensait rester sur le circuit World Tour. C'est un juste retour des choses et c'est bon pour le moral.

Un mot sur le champion du monde espoirs Arnaud Démare (vainqueur vendredi dernier de la 6e étape du Tour du Qatar). Pour vous, est-ce qu'il a le potentiel pour briller dès cette année, sachant que ce sera sa première saison avec les pros ?
Je pense qu'il va réussir d'entrée car les sprinteurs ont plus d'occasions que les autres coureurs de gagner des courses. Je ne l'ai pas encore bien jugé, mais je crois qu'il peut obtenir des résultats dès cette année. Il n'y a pas de raison. Cela peut être une bonne première année pour lui. Après, à la différence d'autres sprinteurs comme Mark Cavendish, il faut aussi qu'il ait une équipe capable de l'emmener.

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