Like a Cadel in the wind
Au terme de la 21e et dernière étape du Tour de France, remportée par Mark Cavendish sur les Champs-Elysées à Paris, Cadel Evans a pu savourer sa première victoire sur la Grande Boucle. Entouré de tous ses coéquipiers, l'Australien de 34 ans a vécu trois semaines parfaites dans la gestion de sa course. Deuxième à Paris en 2007 et 2008, le voilà enfin sur la plus haute marche du podium.
Cadel Evans a rallié Paris avec le maillot jaune sur les épaules. (Reuters)
Ce dimanche, Evans a logiquement pu savourer son premier sacre sur le Tour, à sa façon. "C'est une belle journée pour toute l'équipe et Cadel, a réagi le directeur sportif de la BMC, John lelangue, sur France 2. Nous sommes arrivés au terme de notre projet, initié avec Cadel Evans en 2008. On a fait beaucoup de stages en altitude, travailler le contre-la-montre par équipes. Aujourd'hui, cette victoire consacre le travail d'un grand professionnel. Hier, je n'ai pas voulu laisser éclater ma joie avant qu'Andy Schleck ne passe la ligne, par respect pour ce champion."
Discrétion et humilité ont encore été les maîtres mots de la journée pour Evans. Comme le veut la coutume, l'Australien s'est porté à sa voiture en début d'étape pour trinquer au champagne avec les membres de son équipe. Pris en sandwich entre la voiture BMC et une moto de télévision, Evans a failli mettre pied à terre, lui qui est parvenu à éviter les chutes depuis le début de ce Tour. Samedi, l'ancien vététiste se réjouissait d'avoir su "éviter la malchance ". Superstitieux, il n'a pas manqué de rapidement troquer son vélo jaune inauguré aujourd'hui, pour reprendre sa monture habituelle. Précis jusqu'au bout.
Cavendish enfin en vert à Paris
Il n'y aura finalement pas de mauvaise surprise pour Evans. Tradition oblige, les BMC sont entrés les premiers sur les Champs-Elysées, et après le premier des neuf passages sur la ligne d'arrivée, la course, la vraie, a pu débuter. Après plusieurs escarmouches, une échappée de six hommes a pu se détacher et compter plus de 30 secondes d'avance sur le peloton. Mais Lars Bak (HTC), Christophe Riblon (AG2R), Ben Swift (Sky), Sergio Paulinho (RadioShack), Kristjan Koren (Liquigas) et Jérémy Roy (FDJ), le super combatif du Tour, qui ne tient décidément pas en place, n'ont pas pu contrecarrer les plans des équipes de sprinteurs, qui font des Champs-Elysées leur chasse gardée depuis la victoire d'Alexandre Vinokourov en 2005.
Lars Bak à l'avant, les HTC ont laissé la poursuite aux Lampre, Omega et Quick Step. Leur travail a tardé à se montrer efficace, l'écart stagnant autour de 30 secondes, mais les six de devant ont fini par s'essouffler, Lars Bak le dernier. A l'économie dans le final, l'équipe HTC a alors mis son train en marche. Avec tous ses coéquipiers pour l'emmener, Bak excepté, Mark Cavendish était une fois de plus dans un fauteuil pour aller chercher son 5e succès sur le Tour 2011, le 20e au total. 20/20, c'est bien la note que mérite le Britannique, qui ramène pour la première fois à Paris le maillot vert, "le plus beau maillot du monde" selon lui. Une tunique qui lui sied à ravir.





