La web chronique de philippe Lucas "Moi je vais te dire un truc"
Le 09/02/2012 à 14:36 Par la rédaction
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Lucas: "Tout est jouable pour le titre"

Dans sa nouvelle WebChronique sur la chaîne sports Orange.fr, Philippe Lucas fait un tour d'horizon de l'actualité du ballon rond, évoquant notamment la lutte pour le titre entre le PSG et Montpellier. Mais notre chroniqueur a également son avis sur le renvoi de Sébastien Chabal du Racing-Métro et sur les raisons qui ont poussé Marc Lièvremont, ex-sélectionneur des Bleus, à publier un livre sur son expérience vécue en Nouvelle-Zélande.

Philippe Lucas voit bien Montpellier titiller Paris jusqu'au bout. (DR) Philippe Lucas voit bien Montpellier titiller Paris jusqu'au bout. (DR)
"PSG-Montpellier est un vrai tournant"
A dix jours du choc entre le PSG et Montpellier, Philippe Lucas se mouille (un peu) sur le club qui remportera le titre national à la fin du mois de mai. Pas facile pour lui de dégager une équipe plus que l'autre tant les deux présentent des qualités évidentes à ses yeux. "Au niveau du titre, tout est jouable. Parce que Montpellier gagne, ne prend pas de buts, s'en est bien sorti lors d'un mois de janvier difficile avec la CAN, confie le supporter du club parisien. Après, c'est vrai que Paris est en bonne posture. Leur opposition peut être un vrai tournant." Au point de rendre les tentatives d'approche du PSG autour d'Olivier Giroud, meilleur buteur du championnat (15 buts), tendancieuses ? Pas pour Lucas. "Cela peut déstabiliser un joueur, mais je ne pense pas que cela soit le cas de Giroud. Après je ne te dis pas qu'en juin, il ne se pose pas la question." L'entraîneur de natation en profite pour donner un conseil au buteur héraultais. "Je ne pense pas que cela soit une bonne chose pour lui de signer au PSG. A Paris, tu signes et après tu te retrouves avec trois attaquants de calibre international. La meilleure chose pour Giroud, c'est de continuer à Montpellier et de passer encore un palier."

"Un mec comme Courbis, c'est bien"
Autre sujet chaud dans la planète football, le divorce presque consommé entre Laurent Blanc et Noël Le Graët au sujet de la prolongation de contrat du premier nommé. Et là-aussi, Lucas est intransigeant. "Laurent Blanc, tu dois le juger au Championnat d'Europe. S'il est bon, il reste, s'il n'est pas bon, il part. Dans tous les sports, c'est comme ça." Pas question pour lui de regarder dans le rétro pour juger le bilan d'un sélectionneur. "Lorsque tu prends la tête d'une Fédération, il faut regarder vers l'avenir. Si tu commences à revenir dix ans en arrière, tu n'avances pas." En cas de désaccord entre les deux hommes, notre consultant a son préféré. "Un mec comme Courbis, c'est bien", affirme Lucas, pas fan de Paul Le Guen. Quant aux champions du monde 98, il les sépare en deux catégories. "Cette équipe de France 98 a fait vibrer les Français, ok. Après, il y a ceux qui ont fait leur parcours dans le silence et ceux qui sont devenus consultants. Et dans cette dernière catégorie, il y en a toujours deux ou trois qui font des leçons de morale à tout le monde. Mais de temps en temps, il faut toujours balayer devant ta porte." Certains se reconnaîtront.




"A quoi bon continuer dans ce contexte-là ?"
En tant que pensionnaire du Lagardère Paris Racing, Lucas a suivi avec intérêt le feuilleton autour de Sébastien Chabal, licencié par le Racing-Métro 92 après un différend apparu inconciliable entre le troisième ligne international et son désormais ex-entraîneur Pierre Berbizier. "J'entendais au Racing depuis plusieurs semaines les anciens qui disaient que Berbizier et Chabal ne pouvaient pas travailler ensemble, livre l'habitué des lieux. Ce sont deux forts caractères qui se sont pris le bec. Et ça ne sert à rien de continuer dans ce contexte-là. Quand ça ne va plus entre deux personnes, il faut se dire les choses en face et chacun prend sa route. Chabal va continuer sa carrière ailleurs et le Racing continuera sa saison." Et la décision de Jacky Lorenzetti, le président du club francilien, juste ou pas juste ? "Quand il y a une guerre d'hommes, il faut que le président prenne position. Et il n'avait clairement pas envie de se séparer de Berbizier."

"Un livre n'est pas un article où 80% des journalistes tournent une phrase à la con"
Lucas n'a pas lu les bonnes feuilles du recueil de Marc Lièvremont "Cadrages et débordements", parues dans l'Equipe Mag, et dans lequel l'ex-sélectionneur du XV de France revient sur son expérience à la tête des Bleus. Mais l'actuel coach d'Amaury Leveaux connaît bien ce genre d'exorcisation, lui qui a également publié un livre "Entraineur" en 2008. Au contraire de Lièvremont, qui ne manque pas d'égratigner certains de ses anciens protégés dont François Trinh-Duc, Lucas n'a jamais parlé de ses inimitiés avec ses athlètes et notamment Laure Manaudou dans son ouvrage. "Quand t'as des choses à dire à quelqu'un, tu vas les lui dire en face," raconte Lucas, qui ne partage pas la même philosophie que son ex-confrère. "Un bouquin, ce n'est pas un article. Tu parles pendant un certain nombre d'heures, tu le relis, tu refais la correction. C'est quelque chose que tu connais par coeur. Ce n'est pas un article où 80% des journalistes tournent une phrase à la con pour mettre le gros titre. Tu donnes ton aval pour le publier donc tout ce qui est marqué, c'est ce que tu as dit. Après, il a le droit de le faire bien sûr." Lui ne l'a jamais fait.

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