Collet: "Créer l'alchimie"
Vincent Collet s'envole jeudi pour les Etats-Unis, où il rencontrera Nicolas Batum, Joakim Noah, Tony Parker et le capitaine tricolore Boris Diaw. Le sélectionneur des Bleus souhaite "avoir un contact un peu plus rapproché avec les joueurs majeurs de l'équipe de France" pour définir les détails de la préparation aux Jeux Olympiques de Londres.
Vincent Collet prépare déjà les Jeux de Londres. (Reuters)
Le but, c'est d'avoir, une fois dans la saison, un contact un peu plus rapproché avec les joueurs majeurs de l'équipe de France afin de définir ensemble les détails de la préparation et les objectifs pour les Jeux Olympiques. Je les ai de temps en temps au téléphone, mais pour parler de ces choses-là, c'est important d'avoir les joueurs en face de soi.
De quoi allez-vous parler exactement ?
Nous allons surtout échanger sur la préparation. L'année dernière, c'est lors de mon voyage aux États-Unis que la décision a été prise de faire une préparation importante, notamment physique, avec le stage à l'Insep. Je vais leur dire ce que je pense qu'il est nécessaire de faire cette année et eux vont me donner leur sentiment. C'est aussi une façon pour moi de m'assurer du soutien des cadres qui doivent servir de moteur au sein du groupe.
Ce sera également l'occasion de faire le point sur leur état de santé ?
Exactement. La saison qu'ils vivent est très difficile physiquement et je suis inquiet de la cadence infernale qu'ils doivent endurer. Tous seront dans un état de fatigue avancé en fin de saison, même si certains seront plus usés que d'autres. On va donc mettre au point, en discutant avec eux, le contenu de notre préparation. L'année dernière, la préparation physique avait été au coeur de notre programme. Cette année, la régénération du corps sera importante, avec un programme à la carte en fonction des joueurs. Car celui qui ne fera pas les playoffs et qui aura fini sa saison fin avril ne sera pas dans le même état que celui qui ira en finale de conférence ou en finale NBA et qui finira sa saison début juin ou fin juin.
La fédération a dévoilé la semaine dernière le programme des matches de préparation avec onze rencontres. C'est ce que vous vouliez ?
Oui, tout à fait. Il y a deux éléments très importants. D'abord, le gros point positif, c'est que nous jouons dix matches en France, et donc l'équipe aura une superbe exposition sur le territoire, ce qui n'a pas toujours été le cas les années précédentes. C'était quelque chose que nous voulions et dont les joueurs avaient envie. Nous allons profiter de l'engouement qu'il y a eu dans le pays après la médaille d'argent obtenue au championnat d'Europe. La deuxième chose, c'est que nous allons jouer beaucoup de rencontres et, à mon sens, c'est indispensable pour créer l'alchimie entre les joueurs, créer du lien et de la complicité. Même si la préparation sera allégée, nous tenions à disputer une dizaine de matches avant d'arriver à Londres.





