Rallyes WRC
Le 11/01/2012 à 12:57 Par Yannick Sagorin
Réduire le texte Augmenter le texte Wiki Imprimer l'article Envoyer l'article à un ami

WRC, ça sent le sapin...

A quelques jours du rallye de Monte-Carlo, théâtre de l'ouverture de la saison, le Championnat du monde WRC est dans le flou le plus total à cause de l'absence de promoteur et de diffuseur. Les incertitudes demeurent en effet sur la diffusion des images et le chronométrage des épreuves. Sans compter le plateau rachitique de la saison à venir avec seulement trois teams officiellement engagés.

DS3 cherche diffuseur désespérément... (Reuters) DS3 cherche diffuseur désespérément... (Reuters)
C'est mercredi prochain que le 80e rallye de Monte-Carlo du nom ouvrira officiellement la nouvelle saison WRC. Un événement méticuleusement préparé par les teams phares que sont Citroën et Ford, les Sébastien Loeb, Mikko Hirvonen ou Jari-Matti Latvala multipliant du reste ces derniers jours les déclarations d'intentions. Tous attendent avec impatience le lancement des hostilités. Et pourtant rien ne semble prêt à une semaine du grand départ...

C'est dimanche dernier que la belle mécanique vantée par la Fédération internationale de l'automobile (FIA) s'est enrayée. La FIA annonce alors la rupture de l'accord qui la lie depuis onze ans à North One Sport (NOS), la société britannique chargée de promouvoir et de diffuser le championnat du monde des rallyes. Un divorce qui prive de facto le WRC de ses moyens techniques et logistiques: du timing au tracking en passant par la couverture médiatique qu'assuraient le site internet et la radio officiels dédiés à la discipline.

A l'origine de cette décision radicale, mais tardive, la mise en examen en novembre dernier de Vladimir Antonov, propriétaire russe de NOS et actionnaire de la banque lituanienne Snoras, pour malversations financières présumées. "En raison de circonstances récentes imprévues, la FIA est dans l'obligation de mettre un terme à son contrat avec North One Sport", peut-on lire dans un communiqué de la fédération, laquelle précise qu'"aucune offre ferme de reprise de NOS n'a été formulée, mais au moins sept expressions d'intérêt, sans succès".

La FIA dans l'attente...

Lundi pourtant, la solution miracle paraissait toute trouvée, à travers Stage One, le prestataire qui fournissait jusqu'alors à North One Sport les données chronométriques et résultats divers. Seulement voilà, le matériel dont dispose Stage One reste à ce jour la propriété de NOS, et les deux groupes sont actuellement en plein litige, le diffuseur britannique devant pas moins d'un million de livres à son prestataire. Une impasse qui contraint la FIA à trouver au plus vite une issue de secours, en négociant avec Eurosport et les partenaires de la chaine de télévision pan-européenne. Des collaborateurs potentiels rompus aux rudiments de la promotion et de la diffusion du sport automobile car à l'origine du projet IRC, cadre dans lequel était confiné le Monte-Carlo ces trois dernières années.

Cette perspective incertaine ne devrait en tout cas pas arranger l'image d'un WRC en mal de visibilité. Sportivement, tous ces désagréments pourraient du reste ne pas être sans conséquence. Aujourd'hui seuls trois teams sont officiellement engagés dans le championnat constructeurs: Citroën, Ford, et la structure privée Palmeirinha Rally. La FIA ne désespérant pas d'intégrer Mini, toujours en pleine réflexion quant à son investissement dans cette autre course au titre, la date butoir pour l'intégration au classement des constructeurs, initialement fixée au 21 décembre, a été repoussée au 27 mars prochain ! Trois rallyes auront déjà été courus à cette date... Un délai qui en dit long sur l'embarras de la fédération internationale.

Le reste de l'actualité

Plus d'articles