MotoGP
Le 30/12/2011 à 10:17 Par Yannick Sagorin
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L'année de la moto

Couronné d'un deuxième titre de champion du monde dans la catégorie reine, le pilote Honda Casey Stoner est incontestablement le grand bonhomme de l'année écoulée. Une saison 2011 qui aura également été marquée par le décès de Marco Simoncelli à Sepang ou encore par la baisse de forme de Valentino Rossi.

Casey Stoner a fait parler de lui en 2011. (Reuters) Casey Stoner a fait parler de lui en 2011. (Reuters)
Le pilote de l'année : Casey Stoner
Il n'y a qu'à lire les chiffres de la saison pour réaliser à quel point Casey Stoner mérite son deuxième titre de champion du monde MotoGP. Sur les 17 Grands Prix courus en 2011, l'Australien s'est imposé à dix reprises pour 16 podiums, signant du reste une douzaine de pole positions. Une constance au sommet qui a valu à l'intéressé de triompher avec 90 unités de plus au compteur que son premier dauphin, pour un sacre validé dès l'antépénultième course, chez lui, à Phillip Island. Le jour de son 26e anniversaire...

L'équipe de l'année : Honda
La RC212V était sans conteste au-dessus du lot cette saison. Sans son accrochage avec Marco Simoncelli lors du Grand Prix de France - accident qui lui aura coûté une fracture de la clavicule et encore trois courses à blanc - Dani Pedrosa aurait sans doute assuré pour Honda le doublé, dans le sillage de Casey Stoner. Malgré une difficulté manifeste à prendre de l'ampleur, Andrea Dovizioso lui-même termine l'exercice 2011 sur le podium non loin du podium. Au final, seuls les Grands Prix d'Espagne, d'Italie, de Saint-Marin et des Pays-Bas auront échappé à la maison Repsol pour s'offrir à Yamaha. A l'échelle des qualifications, il n'y a guère que Jorge Lorenzo (au Portugal et aux Etats-Unis) et Marco Simoncelli (en Catalogne et à Assen) qui sont parvenus à contrarier l'hégémonie des Stoner et Pedrosa.

La course de l'année : Le GP de Malaisie...
Une semaine après le sacre de Casey Stoner à Phillip Island, l'euphorie a laissé place à la tragédie, en Malaisie. Marco Simoncelli inerte sur la piste de Sepang, l'image est brutale et restera malheureusement tenace dans l'esprit des amateurs et observateurs du MotoGP. A 24 ans et tout l'avenir devant lui au vu de ses performances, "Super Sic" est parti, avec pour seul bagage un titre de champion du monde 250cc décroché en 2008, mais une myriade de coups d'éclat qui le rendront inoubliable. Le circuit de Misano portera désormais son nom. Et la fondation éponyme créée par sa famille promet de longtemps célébrer sa mémoire.

La polémique de l'année : Zarco déclassé
Vu de France, c'est certainement le scénario du Grand Prix de Catalogne catégorie 125cc qui reste aujourd'hui encore sujet à polémique. Le 5 juin dernier, sur le circuit de Montmelo, Johann Zarco va s'offrir sur la ligne d'arrivée Nicolas Terol, profitant de l'aspiration et d'une manoeuvre cavalière pour coiffer au poteau le grand favori de la course. Pourtant, la Marseillaise ne retentira pas dans l'enceinte ibérique. L'Avignonnais sera privé de sa toute première victoire en championnat du monde, au profit de l'Espagnol, et repoussé au sixième rang par les commissaires de course. Une expérience fâcheuse qui pourrait justifier ce geste étrange du Français à l'égard de son rival, trois mois plus tard, dans la dernière ligne droite d'un Grand Prix sanmarinais qui lui était promis... Qui sait si l'issue du championnat n'aurait pas été favorable à Zarco si l'esprit sportif avait primé du côté de Barcelone ?

Le voeu de l'année 2012 : Le retour du Docteur
L'an prochain, place aux 1000 cm3 ! L'occasion de faire table rase des acquis techniques et mécaniques de cette saison 2011. L'occasion peut-être pour Ducati de se refaire. C'est tout le mal que l'on souhaite à un Valentino Rossi qui cette année a traîné sa peine comme un boulet sur les circuits du championnat MotoGP. Avec pour seule satisfaction son podium au Mans, le Docteur a signé pour sa première année en rouge le pire bilan de sa carrière dans la catégorie reine. "Mon seul objectif est de revenir au sommet avec Ducati. Nous devons réussir. On ne peut pas finir notre histoire comme ça, soufflait cette semaine le nonuple champion du monde aux Britanniques de Motor Cycle News. Je veux rester en MotoGP pour quelques années encore et je suis persuadé que je peux revenir et me battre aux avant-postes. Parfois, je regrette (d'avoir rejoint Ducati, ndlr), mais lorsque j'y réfléchis bien, je me dis que je devais tenter l'expérience. A mes yeux, ce n'est pas une erreur, c'est un énorme challenge !"