Saint-Raphaël, c'est cruel

 Abily-hambourg

Aurélien Abily pris dans la tenaille allemande, c'est bien Hambourg qui se qualifie.

Montpellier et Chambéry seront les seuls représentants français en Ligue des champions cette saison. Saint-Raphaël a échoué d'un rien en finale du tournoi de barrages, battu d'un but par les Allemands de Hambourg (32-31) ce dimanche dans le Var.

Les grands destins tiennent parfois à de tous petits détails. Une barre transversale, un poteau, un arrêt génial de gardien, un but venu d’ailleurs… Le sort de cette finale de barrages n’aura pas tenu à autre chose que cela. La preuve ? Le but de la victoire allemande est signé Lackovic, le premier de l’international croate passé jusqu’alors complètement à côté de la partie.

L’expérience des joueurs du HSV Hambourg aura compté, c’est indéniable. Rompus aux joutes européennes, ainsi qu’aux matches à couteaux tirés toutes les semaines en Bundesliga, les multiples internationaux du club allemand auront été poussés dans leurs derniers retranchements par une équipe varoise qui sortira la tête haute de ce tournoi. La tête haute, mais les mains vides. C’est là la différence ténue entre la Division 1 et le haut niveau européen. Saint-Raphaël a grandi, mais pas encore assez.

Caucheteux: "On doit se qualifier"

Une chose est sûre pourtant: Christian Gaudin pourra s’appuyer sur cette rencontre à l’avenir. La manière dont Heykel Megannem (sept buts), Aurélien Abily ou Adrien Di Panda ont assumé leurs responsabilités pour tirer leurs coéquipiers vers le haut est prometteuse. D’autant que les deux gardiens du temple ont su se montrer à la hauteur de l’événement. Slavisa Djukanovic, le portier serbe, aura multiplié les arrêts de grande classe pendant plus d’une heure, bien relayé en prolongations par un Yohann Ploquin toujours inspiré.

Ce qui n’aura finalement pas suffi, l’expérience défensive allemande faisant la différence dans l’extra-time, avec notamment deux passages en force consécutifs sifflés contre Aurélien Abily. La raison de cette défaite, pourtant, Raphaël Caucheteux la voit ailleurs: "La peur de gagner." Les Raphaëlois se souviendront certainement longtemps qu’ils possédaient quatre buts d’avance à cinq minutes du terme. "On doit se qualifier, estime Caucheteux sur Ma Chaîne Sport. Ce match, c’est pas possible qu’on le perde. Je ne comprends pas." Il faudra pourtant digérer, et vite, car le championnat reprend dès le week-end prochain. "C’était une belle expérience", conclut amer l’ailier varois. De celles qui vous font grandir, à n’en pas douter.