Hansen: "Former une Dream Team"

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Mikkel Hansen jouera cette saison sous le maillot de PSG. (Maxppp)

Symbole des nouvelles ambitions du PSG, qui entend devenir l'une des places fortes du handball en France et en Europe, Mikkel Hansen confie son bonheur d'avoir rejoint la capitale. Elu meilleur joueur du monde en 2011, le Danois a grandes ambitions. Mais il estime cependant que l’équipe a encore du pain sur la planche pour donner le meilleur d’elle-même.

Mikkel, pourquoi vous êtes-vous engagé dans le projet du Paris Saint-Germain ?
C’est un gros challenge pour moi. Comme Didier Dinart a pu le dire, on va essayer de former une « Dream Team ». On veut être compétitif sur le plan européen aussi. J’ai beaucoup discuté du projet avec Jean-Claude Blanc. Sur le projet dans son ensemble, et sur l’ambition du club dans le futur. Je voulais voir si les ambitions du club étaient en adéquation avec les miennes. Et je suis finalement très heureux d’être ici. Quand je vois les joueurs qui composent l’effectif… et on a vraiment une belle équipe. Je vois beaucoup de choses positives dans le club. Les valeurs du PSG en tant que club sont plus ou moins les miennes. C’est d’autant plus facile pour moi de venir ici, et jouer. J’ai hâte de commencer !

Le mot de « Dream Team » ne vous choque donc pas ? 
Pour moi, il faut y aller tranquille, relax. On travaille beaucoup à l’entraînement, et c’est là que c’est le plus important actuellement. Après on prendra les matches les uns après les autres. Sur ce que j’ai vu des équipes françaises dans les matches amicaux, c’est qu’elles jouent dur, et si tu n’es pas à 100% tu peux perdre contre n’importe-qui.

Certains vous comparent à Nikola Karabatic, qu’en pensez-vous ?
Pour moi le principal ce n’est pas de parler de Nikola et de moi. C’est l’équipe qui compte. Le handball est un sport d’équipe, pas un sport individuel. Il faut qu’on arrive à trouver cette alchimie entre nous pour tout donner ensemble. Une fois qu’on aura trouvé ça, on pourra gagner.  Maintenant il faut travailler parce qu’il y a les Jeux Olympiques et on n’a pas beaucoup pu travailler ensemble, et on a dix nouveaux joueurs. Au début ça sera difficile, mais on bosse beaucoup pour se connaître. C’est le genre de choses qui est très importante pour gagner les gros matches qui se joueront à peu de choses. On s’entraîne vraiment comme des animaux actuellement (rires), et on donne tout pour progresser en tant qu’équipe. Là on gagnera sans doute des matches face aux petites équipes, mais ça ne suffira pas face aux grosses équipes.

Vous allez affronter les défenses françaises, réputées rugueuses…
(Rires) Ça va être sympa ! Mais après tout c’est normal. Il y a beaucoup d’équipes qui n’ont qu’une seule chance pour gagner des matches, c’est de jouer dur, et aux limites de la règle. Mais tout ça c’est pareil en Allemagne, au Danemark ou en Espagne. Il faut rester calme car on a beaucoup de qualité dans notre équipe. Si on arrive nous aussi à jouer avec intensité, on gagnera beaucoup de nos matches. Si on arrive avec trop de confiance, face à des équipes qui voudront nous battre, on va avoir des problèmes. Mais je pense qu’en défense on peut nous aussi être agressifs, on a les capacités d’aller vite en contre-attaque, et sur le plan offensif, on a les armes pour progresser aussi, avec de très bons joueurs.

"La vie à Paris est vraiment belle"

Allez-vous être le Zlatan Ibrahimovic de la section handball du PSG ? 
Je ne pense pas qu’on puisse comparer le handball et le football ! (Sourire) C’est vrai que c’est flatteur d’être comparé à quelqu’un comme lui. Mais je ne pense que je le mérite. On a dans cette équipe d’autres excellents joueurs. Moi, je suis moi-même, avec ma personnalité, et vous allez apprendre à la connaître !

Avez-vous digéré l’échec du Danemark aux Jeux Olympiques ? 
Oui, même si ce fut très dur. Pour moi, ce fut un désastre. On est arrivé en tant que champions d’Europe, on a, à mes yeux, fait une bonne préparation, mais au final on a fait un seul bon match. Parfois, après quelques semaines, on peut accepter l’échec contre une équipe qui a joué le match de sa vie face à vous. Mais là (face à la Suède en quarts de finale, ndlr), ce ne fut pas vraiment le cas… On a vraiment mal joué. Mais bon, j’ai digéré et je peux sourire à nouveau !

Vous n’aurez qu’un match par semaine d’ici le Mondial 2013, est-ce que ça peut être bénéfique pour vous ?
Oui, je vais pouvoir me reconstruire physiquement. Ça permet de travailler, et c’est bien aussi pour le PSG car on a besoin de temps pour se construire. Pour le reste, on en reparlera après le Mondial !

Pour finir, comment se passe la vie à Paris ? 
C’est génial ! La vie à Paris est vraiment belle. J’aimais déjà cette ville, et on m’a souvent dit que même si tu connaissais la ville par cœur, tu arrivais toujours à avoir des surprises, avec des endroits nouveaux. J’ai hâte de continuer à découvrir la ville, même si je suis là en tant que handballeur, pour gagner de nombreux titres.

Avez-vous déjà rencontré des fans dans la rue ?
Non pas trop ! (Rires) Parfois des gens vous reconnaissent, vous dites bonjour et puis voilà !