Canayer, touché mais pas coulé

Patrice Canayer est circonspect devant ces accusations. (Maxppp)

Patrice Canayer est circonspect devant ces accusations. (Maxppp)

Vingt-quatre heures après la révélation de l'affaire des paris truqués, Patrice Canayer, le manager général de Montpellier, est sorti du silence, mercredi, pour commenter ces accusations. Interrogé par Midi Libre, le technicien du club héraultais, qui prépare l'entrée du MHB en Ligue des champions, se dit "abattu par les informations qui sont sorties."

A la veille de l’entrée de Montpellier en Ligue des champions, contre Flensburg jeudi, Patrice Canayer souhaitait certainement évoquer un autre sujet que celui de la révélation de cette affaire de paris truqués. Mais l’emblématique entraîneur du MHB n’a pas fui ses responsabilités en convoquant la presse, en fin de soirée dans un hôtel allemand, pour évoquer le scandale qui secoue son club et le sport français. Et pendant plusieurs minutes, le technicien n’a éludé aucun chapitre de cette affaire, confirmant notamment "avoir été entendu la semaine dernière" dans l'affaire de soupçons de match truqué.

Et c’est ensuite à nos confrères de Midi Libre que Canayer a confié ses quatre vérités sur cette épreuve "difficile à gérer", histoire de clarifier encore plus la situation. Il faut dire qu’il a beaucoup de mal à encaisser les révélations de France 3. "Je suis abattu par les informations qui sont sorties. Le club est montré du doigt au mépris des procédures en cours, a regretté celui qui est sur le banc héraultais depuis 1994, mais en y apportant une nuance par rapport à son président Rémy Lévy. Il y a sans doute des choses vraies et il y a aussi pas mal de contre-vérités. On fait pleinement confiance au travail de la justice et de la police qui déterminera les responsabilités et les culpabilités".

"Je n'ai remarqué aucune chose particulière"

A ce sujet, Canayer a avoué avoir été entendu comme témoin, le 12 septembre dernier, au sujet de la fameuse rencontre contre Cesson. Et pour lui, le doute n’existe pas. "Je me souviens que l’équipe a fait une mauvaise entame. J’avais d’ailleurs poussé un gros coup de gueule à la mi-temps et j’avais recommencé à la fin du match. Je n’ai cependant pas remarqué de choses particulières", prétend Canayer, qui continue de jouer un rôle de paratonnerre pour ces joueurs pour qui il voue une confiance à toute épreuve.

Des protégés qui ont des consignes à respecter vis-à-vis des médias pour ne pas laisser trop d’influx nerveux avant l’ouverture de la campagne européenne, reléguée au second plan depuis le début de semaine. "S’il leur a été demandé de ne pas évoquer l’affaire avec la presse, c’est parce qu’on souhaite qu’ils ne se dispersent pas, qu’il ne se laisse pas envahir par cet environnement, a confié Canayer. Médiatiquement, on sait à quoi s’attendre. Et mon rôle est de protéger l’équipe qui va jouer à Flensburg un match qui n’est pas forcément la chose la plus importante du moment."